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Entrepreneuriat féminin: L’affirmation des femmes en débat

L’acquisition du statut se mérite au quotidien, comme en témoignent les promotrices d’entreprises.

Le  choix est généralement difficile à engager. Elles ont peur d’être stigmatisées, rejetées, discriminées. Pour une jeune femme, la « reconnaissance de la qualité d’entrepreneure » ne va pas de soi. Il s’agit d’un choix personnel qu’il faut défendre en permanence. « Se voir coller une étiquette de « sexe faible, d’incompatibilité et d’inadaptabilité à mener telle ou telle autre activité peut faire peur », reconnaît Nathalie Christelle Kadang, promotrice de « La promesse des fleurs », une entreprise spécialisée dans la décoration florale. « Je dois faire preuve de patience et de témérité pour convaincre quelques fois des clients dubitatifs, du fait de mon jeune âge et de mon statut, car l’entrepreneuriat féminin est encore chez nous entouré de fausses croyances », ajoute Nafissatou Bouba, gérante d’un entrepôt au Port autonome de Douala. D’autre part, a-t-on appris à l’occasion des manifestations de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat qui s’est achevée le 22 novembre dernier à Yaoundé, la personne est toujours perçue comme handicapée, quand bien même il s’agit de se prévaloir des aptitudes acquises lors d’une formation professionnelle. Autant de handicaps invisibles, au même titre que des écueils qui entravent le passage au statut de patron. Mais de plus en plus, elles font bouger les lignes, au Cameroun, surtout dans les zones urbaines avec l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs qui utilisent les outils de leur époque, notamment Internet. Des facilités des pouvoirs publics apportent une caution nécessaire à ces dames. D’après Dr. Mathias Mondo, spécialiste de l’écosystème entrepreneurial, « les femmes sont plus résilientes que les hommes dans les initiatives entrepreneuriales. Deux femmes sur cinq sont porteuses de projets. Celles-ci s’investissent à fond dans leurs tâches, sans compter le temps, contrairement à leurs collègues hommes », explique-t-il. Une récente étude du McKinsey Global Institute estime à 13 000 milliards de dollars (environ 7 735 202 milliards de F) l’augmentation de la production mondiale attendue d’ici à 2030 grâce à la digitalisation, à l’automatisation et à l’intelligence artificielle. Une source de motivation pour se lancer autrement, mais plus vite. Toutefois, la grande capacité d’innovation que les spécialistes attribuent aux femmes, du fait de leur penchant maternel, n’exonère pas celles-ci d’un détail important. Il leur faut du temps pour acquérir les compétences indispensables avant de se lancer. Car, entreprendre, c’est vouloir résoudre un problème, répondre à un besoin

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