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Bloc rutifilère d’Akonolinga: Eramet va investir 2,4 milliards de F

L’entreprise dispose de trois ans pour réaliser les travaux de terrain et les études de faisabilité, préalables à l’obtention d’une convention minière d’exploitation. 

Le 29 novembre dernier, la société Eramet Cameroun et le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT), Gabriel Dodo Ndoke, ont signé le cahier de charges relatif aux travaux de recherche sur les blocs rutilifères d’Akonolinga, dans la région du Centre. D’après le communiqué de presse publié par Eramet le même jour, le cahier de charges précise que, durant une période de trois ans, les équipes d’Eramet vont réaliser les travaux de terrain et les études de faisabilité nécessaires à l’obtention d’une convention minière d’exploitation. « Ces permis situés dans la région Centre du Cameroun ont fait l’objet par le passé de campagnes préliminaires d’exploration minière qui ont identifié un fort potentiel en rutile, minéral titanifère de sables minéralisés utilisé essentiellement dans la production de pigments », précise le communiqué. Avec l’obtention de ces permis de recherche, l’administrateur général d’Eramet, Bruno Faour, affirme que les premiers travaux vont démarrer entre cette mi-décembre et mi-janvier prochain. Le budget estimatif de ce projet est de 2,4 milliards de F, dédié prioritairement aux travaux de géologie, d’analyse de faisabilité, etc. L’exploitation industrielle de ce minerai pourrait permettre de produire 500 000 tonnes de rutile par an. Au niveau national, le potentiel est d’environ 2,8 millions de tonnes. Ce qui fait du pays la deuxième réserve en rutile dans le monde, derrière la Sierra Leone. La société a 
surtout donné des gages sur la préservation de l’environnement et des droits des populations riveraines. « Nous exploitons les mines depuis de nombreuses années à travers le monde entier, et nous veillons toujours à avoir une politique de responsabilité sociétale et environnementale extrêmement calée sur les meilleurs standards internationaux », a laissé entendre Bruno Faour. Eramet veut saisir cette opportunité pour conforter sa place sur le continent africain et diversifier l’offre de ses produits sur le marché du rutile, notamment les activités de sables minéralisés actuellement opérées au Sénégal. Le groupe Eramet est également soucieux développer un portefeuille diversifié d’actifs par l’exploration minière sur ces métaux stratégiques et dans de nouveaux pays, tel que l’indique le communiqué de presse de l’entreprise. Il faut rappeler que le groupe français était au coude-à-coude avec le portugais BWA Group Plc.
 

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