loader

Travaux en haute intensité de main-d’œuvre: Plus de 6000 emplois créés en six ans

L’approche priorise la valorisation des ressources naturelles et l’utilisation de la main-d’œuvre locale.

Le 22 mars dernier, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey, a signé avec sept communes, des conventions de partenariat portant sur la réalisation des projets en techniques de haute intensité de main-d’œuvre (HIMO). Il s’agit des Communes de Fundong dans la région du Nord-Ouest, de Tiko dans le Sud-Ouest, de Bayangam et Bamendjou à l’Ouest, d’Afanloum dans le Centre, de Messondo dans le Centre et de Poli dans le Nord. Les projets concernés portent notamment sur la réhabilitation des routes en grave latéritique, le pavage des voies en pierres taillées ou en pavés de béton et la construction en matériaux locaux de salles de classe, boutiques et hangars. A date, l’Unité technique HIMO au MINEPAT créée en 2013, réalise des projets démonstratifs HIMO dans une trentaine de collectivités territoriales décentralisées. A savoir : les communes de Sangmélima, Meyomessala, Mvengue, Bangangté, Baffoussam 1er, Banwa, Babadjou, Bangou, Batcham, Bazou, Mbouda, Bafia, Bokito, Okola, Ombes sa,  Makénéné, Ngambe-Tikar, Yaoundé 7e, Yoko, Meiganga, Tibati, Nkongsamba 2e, Ndobian, Mbengwi et Nwa, ainsi que dans certaines communautés urbaines à l’instar de Kribi, Edéa, Kumba, Bertoua et Ngaoundéré. Selon le décret du Premier ministre, chef du gouvernement du 24 mars 2014 fixant les conditions de recours et d’application des approches HIMO, l’approche HIMO y est définie comme une technique combinant la main-d’œuvre et l’équipement généralement léger et favorisant la valorisation des ressources locales dans la réalisation des projets d’intérêt public ou communautaire. Le nouveau code des marchés publics du 20 juin 2018 met un accent sur le recours à l’approche HIMO dans la réalisation des investissements publics, notamment les marchés réservés aux communautés lo
cales, renvoyant à certaines sous-traitances avec des types de réalisations spécifiques comme les péri-maçonnés ou encore l’intégration des artisans locaux. Le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), cadre de référence de l’action gouvernementale pour la décennie 2010-2020, avait déjà clairement intégré les approches HIMO dans ses stratégies de croissance et d’amélioration de l’offre d’emplois. Ledit document préconise l’obligation de recourir aux technologies à HIMO dans l’exécution de certains types de travaux, en particulier dans le secteur des bâtiments et travaux publics (BTP). Lors du Conseil de cabinet du 28 juin 2012, le Premier Ministre, chef du gouvernement, avait instruit le ministre en charge des investissements publics de « tout mettre en œuvre pour atteindre l’objectif d’intégration des approches HIMO à hauteur de 20% dans les programmes d’investissements publics ». 3,1 milliards de F de salaires versés aux travailleurs A travers la stratégie HIMO, le gouvernement entend contribuer à la création massive d’emplois décents, à l’utilisation des ressources et matériaux locaux afin de réduire la pauvreté à travers les investissements publics, tout en améliorant l’accès des populations les plus démunies aux infrastructures économiques et sociales essentielles. A ce jour, les statistiques officielles rendues disponibles par l’Unité technique HIMO indiquent que les réalisations en techniques HIMO ont créé 6220 emplois directs (dont 620 au cours du premier semestre dernier). 3,1 milliards de F de salaires et revenus ont été versés aux travailleurs et plus de 3000 ouvriers non qualifiés ont été formés à diverses spécialités techniques (maçonnerie de moellons, coffrage, ferraillage, curage des cours d’eau, fabrication et pose des pavés, fabrication des blocs de terre comprimée et élévation des murs, etc.).  En outre, le recours à l’approche HIMO coûte trois fois moins cher, permet de créer trois à cinq fois plus d’emplois et de réaliser des économies de devises de l’ordre de 50 à 60%. Le Bureau international du travail (BIT) va plus loin en estimant, de façon générale, qu’une affectation de 10% du budget alloué à la réhabilitation et à l’entretien des routes non revêtues, permet de créer plus de 7830 emplois dont 3860 de manière directe, en utilisant des approches intensives d’emplois. 
 

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire