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Ouest: 200 jeunes embauchés à Bafoussam

Grâce à cette approche, près de 10 km de routes ont été ouvertes à Bafoussam I pour rallier les marchés de Kham et Banefo.

« Nous sommes contents parce que la route passe. Mais il faut qu’on créé des rigoles et qu’on arrange rapidement la route pour qu’en saison pluvieuse, les eaux ne viennent pas détruire le travail qui a été fait ». Jacqueline Melele, une riveraine du quartier Mvoutsa’a, venue passer les vacances, apprécie la route qui a été ouverte par la commune de Bafoussam I dans son quartier. Ceci, grâce à la méthode Haute intensité de main d’œuvre (Himo). La commune de Bafoussam I a bénéficié en 2017 d’un marché à réaliser en deux phases, par cette méthode Himo, pour l’ouverture de la route sur 10 km, partant du marché Kham au marché Banefo. Coût des travaux : 180 millions de F. Selon Joséphine Fokam, deuxième adjoint au maire de Bafoussam I, le choix de cette route s’est basé sur le fait que c’était une zone très enclavée, mais pourtant très agricole. « La population avait beaucoup de peine à sortir les produits des champs, les écouler et à vivre de son travail agricole. Pourtant, c’est une zone de forte densité et de plusieurs hectares de surfaces de champs très fertiles, disponibles et en train d’être exploitées. Il y avait sur cette route trois ponts qui n’existaient pas et des zones qui étaient coupées de la ville ou des voisins, du fait de l’inexistence des ponts », explique le magistrat municipal. 
Les travaux de la première phase se sont achevés en novembre 2018. Ils consistaient entre autres en l’ouverture de la route et à la réalisation des ouvrages d’assainissement (ponts, caniveaux) le long de la route. La deuxième phase portait sur le remblai de la route pour la rendre carrossable. Pour un coût estimatif de 158 millions de F. Mais, du fait de certaines contraintes financières, les travaux qui devaient démarrer immédiatement après la fin de ceux de la première phase sont encore dans l’attente. Le délai contractuel de 20 mois pour les deux phases des travaux court encore, mais pour quelques semaines. La réalisation de ce projet routier avec la méthode Himo a permis de recruter près de 200 jeunes non qualifiés, en vagues, en fonction de la pénibilité et de l’intensité des travaux. « Le contrat prévoyait un minimum de salaire de 2500 F par jeunes pour la journée et nous avions l’obligation de les payer chaque semaine. C’est ce que nous avons fait. Ceux qui étaient qualifiés comme les maçons ou les ferrailleurs avaient 5000 F la journée », précise Joséphine Fokam. L’autre satisfaction, c’est l’utilisation du matériel et de la main d’œuvre locale. Ainsi, le ciment, le sable, le gravier, le fer et le bois ont été achetés sur place. Le magistrat municipal se dit satisfait du travail déjà réalisé, en attendant le financement pour la deuxième phase des travaux. 

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