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Sud: Environ 500 jeunes recrutés à Sangmelima

Rémunérés à hauteur de 2 500 F par jour, ils travaillent dans l’aménagement de la voirie urbaine de cette ville et sont dans le même temps formés.

La ville de Sangmélima, chef-lieu du département du Dja-et-Lobo, dans la région du Sud, poursuit inexorablement sa mue vers une cité belle et aux fonctionnalités modernes. Parmi les atouts et leviers utilisés, principalement par la mairie, se trouve, en bonne place, le projet à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) que conduit le ministère de l’Economie, de la planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT). Et le moins que l’on puisse dire est qu’ici, sûrement comme ailleurs, le projet part d’une idée, d’une volonté, d’un besoin et se traduit en réalisations visibles, concrètes et palpables. Et pour s’en convaincre aujourd’hui, il suffit de se rendre dans la zone Sud de la ville. Ici, sur le tronçon qui aboutit au lieu-dit « Base », la voie d’accès est en train d’être aménagée par la pose des pavés. L’œuvre est menée par 75 jeunes hommes et femmes qui, depuis le mois de mai dernier, ont été recrutés dans le cadre du projet HIMO qui est à sa troisième phase. Et les travaux de réalisation de ce tronçon sont effectivement réalisés, confient les responsables, à hauteur de 55% à ce jour. En arrivant sur les lieux, on se croirait dans une ruche. Ici, chaque petite équipe s’active dans une tâche bien précise. On pourrait penser à un petit désordre, mais en réalité, il s’agit d’une mise en œuvre qui, telle une symphonie, permet une réalisation finale bien harmonieuse. Tenez, à côté de ceux qui fabriquent les pavés, travaillent trois autres équipes sur le terrain : celle chargée des fouilles, celle qui s’occupe de la maçonnerie et, enfin, celle qui pose les pavés. Et au final, au bout de la phase du projet, l’on constate que HIMO aura permis l’aménagement, le pavoisement et l’embellissement d’un axe stratégique et prioritaire de la voirie urbaine. Toutes ces équipes d’intervention sont coordonnées par un conducteur des travaux, un chargé des questions financières, un chargé de ressources humaines et, bien sûr, un chef de chantier. Sangmélima, en somme, est à la troisième phase du projet HIMO. En effet, depuis l’année 2014, la municipalité, qui a vu l’élection de son avant-projet élu et retenu par la Coordination nationale du projet HIMO au MINEPAT, a mis en place la phase 1. Celle-ci a fait appel à 252 jeunes apprenants. Et jusqu’en 2016, cette cuvée a un tronçon de plus de 1 700 mètres, celui dit « Monavebe », qui fait partie d’une route départementale, a une épaisseur de 15 cm. La deuxième phase a réalisé un autre tronçon de plus de 3 000 mètres, allant du commissariat spécial à la délégation départementale de l’éducation de base, dans la période allant de 2016 à 2018. Aujourd’hui, la troisième phase du projet HIMO est en cours depuis mai 2019. Au total, plus 5 000 mètres de voirie urbaine aménagés par 477 jeunes apprenants. Les jeunes recrutés, qui reçoivent leur paie tous les vendredis représentant le solde cumulé de 2 500 F par jour, sont appelés « apprenants » parce qu’au terme du projet, ils auront acquis une expertise suffisante leur permettant d’offrir leurs services à d’autres opérateurs dans le domaine de la pose des pavés. Voilà pourquoi un diplôme leur est attribué à la fin. En plus, le matériau utilisé est, pour l’essentiel, local. Seuls le fer et le ciment sont importés. Le sable, le gravier et le bois, servant de coffrage, sont, quant à eux, produits localement.
 

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