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TICAD 7: La moisson camerounaise à Yokohama

Le Japon a annoncé une assistance financière pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest au lendemain des travaux, le 31 août dernier.

Ce n’était pas un passage à vide pour le Cameroun dans la ville nippone de Yokohama où s’est tenue du 28 au 30 août dernier, la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7). A la fin des travaux, le ministre camerounais des Relations Extérieures, Lejeune Mbella Mbella et le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono, se sont retrouvés le samedi 31 août pour échanger sur la coopération entre les deux pays et dresser le bilan de la participation du Cameroun. Au cours de cette audience, le membre du gouvernement nippon a annoncé le déblocage par son pays d’une assistance financière d’un montant de 230 000 dollars, soit environ 136 millions de F à titre de contribution pour la sécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, de même que la région autour du Lac Tchad. Dans le domaine de l’agriculture, le Cameroun, avant le rendez vous de Yokohoma, venait de bénéficier d’un don en équipements et matériels agricoles d’une valeur d’un milliard de F du Japon, pour le projet de développement de la riziculture pluviale de plateau en zone de forêt à pluviométrie bimodale (Proderip), dont l’un des objectifs est de garantir la sécurité alimentaire. Mais, comme l’a confié le ministre Mbella Mbella à son homologue japonais, le Cameroun espère de ce partenaire, que les entreprises nippones investissent davantage et que la coopération soit renforcée dans les secteurs de l’éducation, notamment dans la science et la technologie. De technologie justement, il en a été question dans la déclaration de Yokohama 2019 qui a sanctionné les trois jours de travaux entre les participants. Elle constitue avec les peuples et l’innovation, les trois leviers qui permettront de faire progresser le développement de l’Afrique. Le développement du secteur privé n’a pas été en reste. A cet effet, le Japon et la Banque africaine de développement (BAD) se sont engagés le 30 août dernier à Yokohama, à apporter un soutien commun de 3,5 milliards de dollars (à raison de 1,75 milliard chacun), soit un peu plus de 2 000 milliards de F, au titre de l’Initiative de renforcement de l’assistance au secteur privé africain pour la période 2020-2022. L’électricité, les transports et la santé sont les secteurs prioritaires retenus qui pourront bénéficier de ces financements. A ce jour, la BAD a déjà cofinancé avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), 25 projets visant à améliorer les principaux réseaux de transport et de distribution d’électricité notamment en Côte d’Ivoire et en Angola. D’ici à la tenue de la TICAD 8 prévue en 2022 en Afrique, les mesures élaborées dans le document plan d’actions de Yokohama 2019 vont être mises en œuvre. Elles s’appuieront sur les réalisations du plan d’actions de la TICAD V de 2013-2017 et du plan de mise en œuvre de la TICAD VI de Nairobi. Ce dernier décline le plan d’actions devant régir la coopération entre le Cameroun et le Japon pour la période 2017-2019 et trace les perspectives à moyen et long termes. 

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