loader

Transfert de technologies: 18 artisans « travaillent » le bambou de Chine

Ils reçoivent dans le cadre d’une formation en cours actuellement à Beijing, toutes les techniques et méthodes indiquées pour fabriquer des produits de qualité. 

Depuis le 14 août dernier, une délégation de 18 Camerounais séjourne à Beijing en Chine, dans le cadre d’une formation sur les techniques d’exploitation et de design du bambou et du rotin. Ladite formation orientée vers la mise en valeur de ces deux ressources porte sur toute la chaîne de valeur, notamment les aspects liés aux fibres, textile-confection, cosmétique, bien-être, ameublement et bâtiment. Les artisans sont outillés sur les techniques de traitement et de transformation, la maîtrise de l’utilisation et de la maintenance des équipements pour la transformation. Après une phase théorique d’une semaine, l’heure est aux travaux pratiques qui vont durer 30 jours. Ils portent sur les ateliers d’apprentissage et de qualification aux techniques de transformation du bambou et du rotin.   En termes d’attentes, il est question de disposer d’artisans formés, capables de produire en qualité et en quantité des meubles (tables, chaises, armoires, tabourets, etc.) compétitifs sur les marchés national, sous-régional et international. 
Jusqu’à présent, le problème de la formation reste le ventre mou dans le processus du développement de cette niche. Une telle formation (après celle de 2016 à Yaoundé) pourrait booster le développement de ces filières et activités connexes au Cameroun. Selon le sous-directeur de la promotion des produits forestiers non-ligneux au ministère des Forêts et de la Faune (Minfof), Georges Amougou Ondoua, le Cameroun dispose du plus grand potentiel de bambou en Afrique, même si un inventaire national n’a pas encore été effectué. L’une des actions majeures à ce jour est une prospection participative menée il y a deux ans et qui a révélé que la matière première est abondante dans les régions du Centre, de l’Est, du Sud, du Littoral et du Sud-Ouest. Le bambou constitue donc une ressource dont le pays peut être fier. Toute chose qui aurait probablement pesé sur la balance, dans le choix du Cameroun pour organiser la conférence internationale sur le bambou en 2016, et pour abriter le siège sous-régional de l’Organisation internationale pour le bambou et le rotin (INBAR). De sources officielles, le Cameroun dispose d’un plan quinquennal de gestion du bambou de Chine élaboré et adopté en décembre 2016. Le coût de sa mise en œuvre est de l’ordre de 1,924 milliard de F. La création des plantations expérimentales avec la collaboration des communes qui sollicitent la ressource. Au plan international, les données indiquent que la Chine occupe la première place dans le développement de la filière bambou qui absorbe pas moins de huit millions d’employés. L’INBAR ajoute que ce chiffre pourrait atteindre 10 millions d’ici à 2020. Par ailleurs, le commerce mondial du bambou de Chine et du rotin rapporterait plus de 11 300 milliards de F. Tandis que les échanges entre pays asiatiques sur le bambou sont de l’ordre de 60 millions de dollars, soit 35,5 milliards de F, par an.
 

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire