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Lutte contre l’extrême pauvreté: Plus de 200 000 bénéficiaires du projet filets sociaux

Toutes les dix régions du pays seront concernées par cette seconde phase du projet dont le démarrage est imminent et le financement global évalué à près de 60 milliards de F. 

Au cours de la période 2019-2022, le gouvernement va couvrir les besoins de 202 000 ménages, dans le cadre du projet filets sociaux. Alors que le projet est aujourd’hui dans sa phase de pérennisation, la Banque mondiale vient de donner le feu vert pour commencer à utiliser les fonds octroyés dans le cadre de sa mise en œuvre. Au total, à peu près 60 milliards de F seront mobilisés par le gouvernement et ses partenaires financiers (Banque mondiale et Agence française de développement) pour couvrir la quasi-totalité des régions du pays. « Le gouvernement a pris le taureau par les cornes pour réduire la pauvreté extrême », a déclaré le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet filets sociaux, Michelin Njoh, lors de la session du comité de pilotage tenue le 23 juillet dernier à Yaoundé.  Parmi les dix régions qui seront impactées, le projet sera intensifié dans celles abritant un 
nombre important de réfugiés et déplacés internes. Il s’agit de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est. Selon les chiffres de la Banque mondiale, le Cameroun abritait en mai 2018, 350 000 réfugiés nigérians et centrafricains. Par ailleurs, ajoute Michelin Njoh, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest bénéficieront d’une attention particulière, compte tenu du contexte socio-politique qui y prévaut. Le consultant associé à l’unité de gestion, Pierre 
Nguetse, précise à cet effet que ces deux régions seront couvertes vers la fin du cycle du projet, afin d’atténuer les effets néfastes des troubles sociaux et accentuer la résilience des populations. La région du Sud n’est pas en reste, car retenue parmi les cinq régions enregistrant les taux de pauvreté les plus élevés selon l’enquête statistique ECAM 4 de 2014. Les régions du Littoral, du Centre et de l’Ouest sont tout aussi concernées parce qu’elles accueillent les populations déplacées en provenance du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le projet filets sociaux a pris corps en 2013 avec une phase pilote qui a impacté 2 000 ménages durant deux ans, c’est-à-dire jusqu’en 2015. Entre 2016 et 2019, 82 000 ménages ont été bénéficiaires. In fine, l’objectif est de rendre la croissance plus inclusive et d’en redistribuer les fruits. La démarche consiste à donner à chaque ménage 20 000 F tous les mois et, à la fin de l’année, mettre à leur disposition un pactole de 60 000 F pour engager une activité génératrice de revenus. 

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