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Ebolowa: Retour précoce du « ndo’o » sur les étals

Les acteurs de la chaîne font déjà de bonnes affaires autour de cette amande généralement ramassée ou cueillie à partir de la mi-juillet. 

Le ndo’o est de retour sur les marchés de la ville d’Ebolowa. Un retour précoce, de l’avis des acteurs du secteur. Les revendeurs du marché NewBell s’approvisionnent dans les localités d’Efoulan et de Lolodorf, quand les collecteurs ne viennent pas proposer leurs « butins » sur place. Sur les étals ou à même le sol, le ndo’o se vend en petits tas de 100 F ou dans les sceaux de cinq, 10 ou 15 litres. Le prix varie entre 4500 F et 15 000 F. Adèle N., une des vendeuses qui dit en avoir fait son activité principale de l’heure : « en vendant le sceau de 15 l à 15 000 F, je dégage des bénéfices consistants », affirme-t-elle. Même son de cloche chez Mama Abdou, un de ses collègues : « Je suis dans le domaine depuis des années, j’envoie mes enfants dans les villages où ils achètent des pulpes humides que je prends soins de sécher sur place. Il arrive que je me retrouve avec quatre sacs-filets de 100 kg chacun ce qui me permet de devenir à un certain moment, grossiste ». Face à l’importance que prend la mangue sauvage dans l’alimentation et dans d’autres secteurs, notre revendeuse explique que les sociétés coopératives s’organisent désormais pour sa culture, sa production, sa transformation et sa commercialisation. Les stocks sont alors écoulés jusqu’au Nigeria voisin, pour sa transformation industrielle. Au Gabon et en Guinée équatoriale pour la consommation. Tous les marchés de la ville sont entrés dans l’activité : marché central, Oyenga, Ebolowa si 1 et 2 et Newbell. 
Partout, le ndo’o dicte sa loi. Pour l’instant, c’est l’un des produits forestiers non ligneux les plus prisés dans la région. Il constitue une source majeure de revenus, de protéines végétales aux différents acteurs et nombreux consommateurs impliqués dans la filière. La plus grande partie des stocks est vendue et, les collecteurs en consomment à peine 40% en moyenne au Sud. Une partie de la récolte est destinée à des échanges sociaux, soit 11% chez les bantou et 13% chez les Baka. En plus de son usage alimentaire et commercial, la pâte d’amande est aussi utilisée dans la pharmacopée traditionnelle.
 

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