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Energies renouvelables: Des projets cherchent preneurs

Il est question d’améliorer la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à hauteur de 25% à l’horizon 2030. 

Lors du 8e Forum économique et énergétique Corée du Sud-Cameroun tenu le 8 mai dernier à Yaoundé, le potentiel national des énergies renouvelables a été vulgarisé pour capter d’éventuelles opportunités d’investissement. Selon Valerie Nkue, directeur des Energies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie au ministère de l’Eau et de l’Energie (MINEE), plusieurs projets sont disponibles dans ce segment et cherchent preneurs. Toutefois, la majorité tarde à démarrer, faute de financements. L’on peut citer notamment le projet d’électrification de 1 000 localités rurales par système solaire photovoltaïque. Lancé par le gouvernement en 2017, la première phase a déjà profité à un peu plus de 350 localités. Le projet de construction de centrales solaires dans les régions septentrionales du pays est également à l’ordre du jour. Pour donner le ton, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba a annoncé le 6 mai dernier, le lancement des études en vue de la construction d’une centrale solaire de 20 mégawatts dans la région du Nord. L’objectif est de réduire la pression sur le barrage hydroélectrique de Lagdo. Le programme de développement de 50 petites centrales hydroélectriques n’est pas en reste. En novembre 2017, l’Agence d’électrification rurale (AER) avait déjà rendu public deux avis de sollicitation à manifestation d’intérêt pour la réalisation d’études géotechniques et topographiques des sites devant accueillir les petites centrales hydroélectriques de Poupem par Batié dans la région de l’Ouest et Ngoro dans le département du Mbam-et-Kim. La petite centrale hydroélectrique de Poupem dotée d’une capacité de 1,17 MW sera réalisée sur la rivière Ché Ngwen dans le département des Hauts-Plateaux, tandis que la microcentrale de Ngoro (0,494 MW) sera réalisée sur la rivière Ngoro. Tous ces projets, pris ensemble, visent à donner corps au cap fixé par le président de la République Paul Biya lors de la COP 21 à paris en décembre 2015, d’améliorer la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à hauteur de 25% à l’horizon 2030. 
Cette répartition escomptée est répartie comme suit : 11% pour la petite hydroélectricité, 7% pour la biomasse, 6% pour l’énergie solaire photovoltaïque et 1% pour l’énergie éolienne. Jusqu’à présent, les énergies renouvelables représentent moins de 1% de la contribution sur la production de l’électricité nationale. La production d’énergies renouvelables au Cameroun a connu une nette progression à partir de 2008. La raison est due à la baisse des coûts des équipements de production à l’international, aux incitations à l’investissement mises en place par les pouvoirs publics et à l’implication du secteur privé. En 2015, le pays a produit 34 900 MWh de résidus agricoles, 12 810,5 MWh de solaire, 1 156,3 MWh de petite hydraulique et 1,1 MWh d’éolien. 

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