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Etain: la demande en hausse

Le métal argenté à la base de la constitution des circuits électriques des cartes électroniques suscite ces dernières semaines un regain d’intérêt de la part des géants de l’industrie et de la robotique. En effet, même si l’on sait que cette matière première est très fréquemment utilisée pour la soudure, du fait de sa faible température de fusion, de sa bonne conductibilité électrique, 
on la retrouve aussi dans de nombreux alliages, notamment avec le cuivre pour donner du bronze. Elle permet également de fabriquer certains éléments décoratifs comme des assiettes, des verres ou des trophées. Aujourd’hui encore, on produirait environ 11,6 kg d’étain par seconde dans le monde, soit plus de 365 000 tonnes par an. Sur les 15 ou 20 dernières années, le cours de l’étain a explosé dans le monde. La tonne a atteint les 25 500 dollars en 2008 (14 996 916 F) et le tarif a continué d’augmenter dans les années suivantes pour aller jusqu’à 33 255 dollars en 2011, soit 19 557 743 F. Cette flambée a marqué le début d’une légère baisse, et, aujourd’hui, le cours de l’étain a tendance à se stabiliser entre 18 000 (10 588 566 F) et 22 000 dollars la tonne, environ 12 941 581 F. Selon Boursama, le site spécialisé dans la cotation des matières premières, le cours a terminé le 20 mai dernier à 19 670 dollars (11 567 687 F), soit une hausse de 0,13%. Au Cameroun, d’après le Cadre d’appui à la promotion de l’artisanat minier (CAPAM), 17 cibles d’étain exprimées sous forme de cassitérite (oxyde d’étain), ont été identifiés, parmi lesquelles le gisement de Mayo-Darlé dans la région de l’Adamaoua. Ici, les alluvions et éluvions ont fait l’objet d’une exploitation artisanale ancienne avec 6500 tonnes de cassitérite extraits de 1933 à 1968. Toutefois, son potentiel primaire reste à être défini. 

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