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Est: 32 localités bientôt électrifiées

Les équipes chargées d’implémenter le projet financé par la Banque mondiale ont été sensibilisées sur les techniques de collecte des données, le 10 mai dernier à Bertoua. 

C’est un projet qui viendrait en supplément à Lom Pangar. Un projet intégré qui vise in fine à électrifier 32 localités de l’Est. Il s’inscrit dans le cadre du schéma directeur d’électrification rurale 2016-2035 qui vise à améliorer le taux de couverture en électricité à hauteur de 85% d’ici 2020 sur l’ensemble du territoire. Pour ce faire, le gouvernement camerounais a obtenu en octobre 2018 un financement de la Banque mondiale pour électrifier 417 localités du pays. Elles seront logées dans les régions de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Soit 200 000 ménages qui seront impactés. 
Il suffit de rappeler que le taux de couverture en électricité dans la région de l’Est est de 70%, pour comprendre la valeur ajoutée de ce projet. Ici, des études montrent que moins de sept personnes sur 10 vivent dans les localités électrifiées. 
Cette tendance n’est pas loin des réalités nationales qui indiquent un taux global de 74% pour l’ensemble du pays, avec des disparités criardes selon qu’on est en zone urbaine ou rurale. Dans sa déclinaison opération nelle, le projet va s’étaler sur trois piliers. L’extension des réseaux d’abord, en s’appuyant sur ceux de haute tension existante. Ensuite, l’électrification décentralisée pour les villages éloignés où les centrales thermiques seront installées et exploitées par ENEO ou gérées par les maires. La troisième activité enfin, c’est le préfinancement du branchement. « Les ménages vont donner 2000 F pour être raccordés », a expliqué Guy Ronel Guemaleu, sous-directeur de la coopération multilatérale au MINEPAT, par ailleurs vice-président du groupe de travail chargé de la préparation du projet. « A date, nous avons une idée approximative du schéma du réseau de l’Est. Le but de l’atelier était d’actualiser le schéma du réseau de l’Est. S’il y a des réseaux défectueux, ces points seront renforcés. La région sera passée au peigne fin par les équipes pour identifier les besoins. Les capacités des équipes locales qui descendront sur le terrain ont été renforcées. Les financements sont disponibles », a fait savoir cette source. Le projet a été négocié en octobre 2018 à Washington. La Banque mondiale octroie 87 milliards de F (165millions de dollars). « La convention de financement sera signée en septembre ou octobre prochain et immédiatement après sa signature, nous pensons que le projet peut démarrer en décembre parce que sur le plan de la maturation du projet, les équipes sont recrutées. Les dispositions sont en train d’être prises pour la déclaration d’utilité publique afin que les indemnisations soient payées très rapidement », a expliqué Guy Ronel Guemaleu. Le gouverneur Grégoire Mvongo a recommandé aux parties prenantes une franche collaboration pour atteindre cet objectif.
 

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