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Des defis à relever

Dans les zones frontalières visitées, notamment dans le département de la Kadey, l’un des premiers défis est le rétablissement de la téléphonie mobile, très importante dans la communication et les échanges d’informations sécuritaires. Certes, des localités comme Ketté, Kentzou et bien d’autres sont couvertes par le réseau téléphonique, il n’en demeure pas moins vrai que d’autres zones d’ombre persistent en la matière dans les villages comme Tamoneguezé, Bombé Pana, Bombé, Bakary, etc. En plus, capter le signal de la radio nationale est tout aussi un véritable souci dans certaines localités frontalières. Il est à noter qu’il y a moins de cinq ans, un pylône de la Crtv était pourtant installé. Mais aussitôt installé, cet équipement a été abîmé par les intempéries, comme le regrette Dimbele Boui, député de Batouri. Dans l’ensemble de la Kadey, le vœu est que le ministre de la Communication rétablisse ce pylône endommagé depuis belle lurette. Ce qui éloignerait du syndrome du silence radio. Autre défi et non des moindres, c’est la route. Le tronçon Batouri-Yoko-Timangolo, Timangolo-Mama-Garoua Sambé et Mama en allant vers Garoua-Boulaï, long de 90km, financé à 465 millions de F est attendu. Le gouverneur a certes salué les efforts fournis en la matière par quelques communes, permettant ainsi de désenclaver bien des localités, mais des efforts restent à fournir pour que des localités frontalières soient désenclavées. La question des réfugiés centrafricains reste un défi permanent. Au 31 mars 2019, selon le HCR, ils sont estimés à 173 720 dans la région de l’Est. Le gouvernement camerounais, avec l’appui du HCR et de ses partenaires, travaille à offrir un encadrement optimal à cette couche sociale. Certains sont initiés aux activités génératrices de revenus. D’autres pratiquent de l’agriculture, du commerce, etc.
 

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