loader

Nord: L’offre en huiles végétales s’étoffe

La société SITRON SA met sur le marché dès novembre prochain, une gamme diversifiée à base de sésame, d’arachide et de soja.

« Oléanor, la marque du produit sortit des usines SITRON ». Vrai jeu de mots entre huile végétale de table, la région du Nord où est implantée l’usine et l’or qui renvoie à un produit recherché à l’image du métal jaune. D’ailleurs, dans cet exercice pédagogique, à l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME), le 25 avril dernier, Amadou Ali Mithagata, directeur général de la Société industrielle de transformation des oléagineux de Ngouroré (SITRON), ne s’arrête pas là. Face à Jean Marie Louis Badga, DG de l’APME, l’entrepreneur fait remarquer que la couleur de l’huile végétale qu’il produit est celle de l’or. En effet, le projet naît d’un constat personnel de l’entrepreneur. Le chef-lieu de la région du Nord, où est implantée l’usine de la Société de développement de coton (SODECOTON) produit de l’huile végétale à base du coton cultivé localement. Pourtant, reconnaît le patron de SITRON SA, ce n’est qu’une infime partie du potentiel d’oléagineux de la région, et, partant, du Septentrion, regroupant les régions de l’Adamaoua, celle du Nord et celle de l’Extrême-Nord. Chemin faisant, l’idée a pris corps, entrainant au passage une synergie entre agriculteurs et industriels. D’après Amadou Ali Mithagata, c’est la preuve de ce que le marché de l’huile végétale au Cameroun est intéressant au point d’avoir encore beaucoup à offrir. C’est ainsi que naît l’usine intégrée de Ngouroré à Garoua.  « Nous parlons d’usine intégrée parce que nous transformons la matière première, nous fabriquons des emballages et nous conditionnons nos produits sur place avant la mise sur le marché », explique le promoteur. C’est donc un projet qui ambitionne d’avoir un impact significatif sur les trois régions septentrionales du Cameroun. Il va se déployer grâce à l’accompagnement du Guichet unique des incitations à l’investissement de l’APME (GUII). Grâce à la convention qui a été signée entre Jean Marie Louis Badga, et Amadou Ali, le monde rural bénéficiera de revenus alternatifs. Paysans et transporteurs sont ciblés par le projet. Il touche aussi le secteur de l’élevage du fait des sous-produits qui en découleront. Au-delà de la création de la richesse et de la valeur ajoutée, l’usine va contribuer à l’amélioration du produit intérieur brut local. 

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire