loader

Sodimic: Made in Cameroon, Only

A partir d’un incubateur d’entreprises, s’est créée la première chaîne de supérettes dédiée exclusivement aux produits locaux.

Beaucoup en ont parlé dans le petit monde des start-up locales mais c’est la Société de distribution du made in Cameroon (Sodimic) qui l’a fait. A Douala-Akwa près du bureau de la poste, la boutique inaugurale de l’entreprise a ouvert ses portes depuis l’an dernier. C’est chez « Mbom » ! Une enseigne colorée et attrayante qui avertit de la présence de la supérette où l’on trouve des produits alimentaires ou de droguerie, des vêtements, de la cosmétique, etc. entièrement produits avec des ingrédients locaux.  Mbom, c’est aussi un nom bien d’ici, aussi, facile à retenir, amical et enjôleur. Dans les étagères, des biscuits de Daven Bakery, un whisky de Hemle, un sirop de Bikalo, du savon de toilette fabriqué par FG Natura, la liste des noms de marques locales de plus en plus connues s’allonge. « Il y a déjà 65 producteurs et quelque 300 références dans nos rayons », lance Sango Ngote, chief executive officer de Sodimic. Cela ne représente pourtant que 30% du potentiel exploitable, estime-t-il. Ainsi est partie l’aventure de la première grande réalisation de cette société à responsabilité limitée qui lie quelques associés. On trouve autour de ses fonts baptismaux, des producteurs, des financiers, des hommes d’affaires, des coachs en entrepreneuriat qui se retrouvaient déjà au sein du Réseau pour l’accompagnement des produits et entrepreneurs camerounais (Rapec), créé en 2017. Ce réseau agit comme incubateur d’entreprises où des spécialistes de finance, d’informatique, de qualité, d’agriculture, etc se retrouvent. « Le plus difficile a été de mettre en commun ce que chacun apporte. Mais on a aussi subi les dysfonctionnements de l’environnement : les étagères pour lesquelles nous avons déjà payé ne sont toujours pas livrées. Cela fait plusieurs mois qu’on les attend», résume M. Ngote au bout de deux années d’efforts. De l’autre côté de la médaille, l’équipe de Sodimic a quand même pu susciter et rencontrer une clientèle favorable et avertie. Une petite élite enthousiaste. Plus encore, aux producteurs, elle a fait comprendre la nécessité de s’améliorer permanemment, y compris en soumettant chacun de ses partenaires à une charte d’obligations particulières.  Bâti sur le modèle de la franchise et de la représentation, le concept de « Mbom » veut autant faciliter la vie aux très petites entreprises qui sont ses principaux fournisseurs et étendre sa chaîne naissante. Tous les quinze jours –et non trois mois comme dans les grandes surfaces- le producteur peut se faire payer si ses produits ont été vendus. « On a commencé pour montrer que c’est possible. Cependant, nous recherchons ceux qui peuvent travailler avec notre modèle. Il faut pour cela disposer d’un espace commercial d’au moins 30 m² et au maximum de 200 m² », propose le manager de Sodimic. Des propositions sont d’ailleurs déjà en route pour ici et ailleurs comme au Gabon, en République Centrafricaine, en Belgique, et en France.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire