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Amélioration du climat des affaires: Une réforme du passeport proposée

Pour une meilleure compétitivité du secteur privé, le Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) suggère de proroger sa validité à 10 ans et de revoir son coût à 100 000 F.

Faire passer la durée de validité du passeport ordinaire au Cameroun de 5 à 10 ans. Le projet pourrait apparaître a priori irréalisable. Mais, la récente cuvée de 30 experts en intelligence économique formés du 3 au 5 avril dernier à Yaoundé par le Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) y croit dur comme fer. Au cours d’un exercice, ces derniers ont proposé des éléments qui, s’ils sont pris en compte, pourraient contribuer à la définition d’un plan stratégique militant en faveur de cette rallonge sans impacter des recettes publiques. Selon le classement 2018 du «Henley Passport Index » publié récemment par le cabinet Henley and Partners, le Cameroun occupe la 92e place sur 105 pays, pour 48 destinations. Ce classement révèle que le passeport camerounais n’est pas du tout compétitif. En évoquant le fait que le passeport est un élément majeur dans la mobilité des personnes et des biens, ces experts estiment que la rallonge du délai de validité pourrait améliorer le rang du Cameroun dans le classement Doing Business. Le pays a occupé la 166e place, dans le Doing Business 2019, soit trois places perdues par rapport à 2018 où il était classé 163e. Entre autres raisons de cette contre-performance, la faiblesse du commerce transfrontalier où le pays a occupé la 186e place. En tant qu’influenceurs de la décision publique, ces experts ont identifié plusieurs acteurs clés dans la mise en œuvre de la réforme du passeport notamment le SGPR, la DGSN, le MINFI, le MINREX et la CEMAC. Au niveau du MINFI en particulier, ils suggèrent l’augmentation du coût du passeport à 100 000 F, contre 75 000 F actuellement, selon le décret du 4 janvier 2013 fixant les conditions d’établissement du passeport ordinaire. Cette augmentation, à leur avis, permettra un accroissement des recettes fiscales de l’ordre de 15% sur les droits de timbre sur les passeports. Au niveau de la DGSN, la réforme pourrait permettre d’éviter les tracasseries administratives et de désengorger les postes de production du document. 

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