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Riz, poisson, sucre…Les prix homologués foulés au pied

Malgré les actes de spéculation perceptibles sur certains marchés, les pouvoirs publics  veillent au grain… pour que les prix soient les plus justes possible et accessibles au consommateur moyen.

A l’issue de la réunion de concertation tenue le 20 mars dernier à Yaoundé entre le ministre du Commerce et les acteurs des filières riz et poisson au sujet des prix homologués, l’on croyait être sorti de l’auberge. Il n’en est rien. Le 22 mars dernier, la brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes du Mincommerce a dû sceller la poissonnerie Congelcam du marché Mfoundi, dans la région du Centre, pour non-respect des nouveaux tarifs validés de commun accord avec les pouvoirs publics. En cause : le prix du bar Corvina gros calibre censé coûter 1 350 F était vendu aux ménagères au prix de 1 500 F. Dans la foulée, le directeur général de Congelcam, Remy Sah Mandule, est monté au créneau, fustigeant l’attitude des autres importateurs « qui font de petits lots  non contrôlés et qui, par manque de circuit de distribution, vendent en gros aux petits détaillants qui créent la spéculation et la surchauffe ». La tendance générale est à la hausse des prix sur plusieurs marchés de la région du Centre. La preuve, l’enquête menée auprès de plusieurs enseignes proposant du poisson dans les marchés de Nsam et Mvog-Mbi, révèle que le thon moyen est vendu entre 950 F et 1 150 F, contre 750 F pour le prix homologué. La situation du riz est presque similaire. Dans les points de vente enquêtés, le kg de riz 25% de brisure censé coûter 350 F à Yaoundé, est vendu entre 400 et 450 F. Idem pour le kg du riz thaïlandais 5% de brisure dit de luxe qui est proposé entre 450 et 500 F au lieu de 425 F à Yaoundé. 
Pourtant, le Groupement des importateurs de riz du Cameroun (GIRC) rassure être resté « citoyen » dans les prix pratiqués, depuis 2008. Ils affirment détenir un stock de sécurité de plus de 200 000 t de riz importé, pour couvrir une période d’au moins quatre mois. En tenant compte de ce que la consommation mensuelle du riz tourne autour de 46 000 t. Dans ce tohu-bohu, le consommateur final paie le lourd tribut et ne sait plus de quelle côté se trouve la vérité. Au moins, la filière sucre donne du baume au cœur. Les assurances sont données sur le respect scrupuleux des prix, soit 750 F le kg. Dans tous les cas, les pouvoirs publics, dans leur rôle de veille et de lutte contre la vie chère, veillent au grain pour traquer les commerçants véreux et ramener les prix des denrées de première nécessité à la normale. Ainsi qu’en témoigne la récente descente qualifiée d’« opération coup de poing » effectuée à Douala pour s’assurer du respect des prix homologués. Dans la filière poisson par exemple, le gouvernement a noté l’existence d’une pléthore d’intervenants les uns plus ou moins connus. Le Mincommerce s’est donc engagé à séparer le bon grain de l’ivraie, en identifiant les acteurs et en clarifiant les rôles. L’idée est de mettre un terme à la disparité des prix afin qu’ils retrouvent leur juste niveau. « Le gouvernement de la République veille et nous nous assurerons que les engagements pris par les opérateurs sont respectés, faute de quoi nous allons sceller des marchés entiers s’il le faut », ne cesse de rassurer Luc Magloire Atangana Mbarga.

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