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Filière Cacao: Une plateforme des acteurs opérationnelle

Les activités du Centre de services d’affaires (CSA) ont été lancées récemment à Ebolowa. 

Le Centre de services d’affaires, une plateforme mise sur pied avec l’appui du GIZ, la coopération Allemande, a lancé ses activités récemment à Ebolowa. Son objectif, c’est de faciliter la production et la commercialisation des producteurs de cacao. Autour de Gilbert Wangsitchin, directeur de la coopération internationale et de la valorisation de produits à l’ONCC, de nombreux représentants des organisations de producteurs, acteurs de la filière intrants agricoles et autres banquiers se sont retrouvés pour la circonstance. Le temps d’une journée, l’agence de l’ONCC d’Ebolowa s’est muée en un grand champ d’échanges et de réflexions, entre tous ces acteurs, pour trouver des voies et moyens de booster et améliorer qualitativement et quantitativement la production du cacao dans la région du Sud. Sur un verger cacao régional estimé à un peu plus de 150 000 hectares, la production connaît dans cette région des campagnes qui évoluent au fil du temps en dents de scie. Seulement 20 000 tonnes de fèves de cacao ont été vendues ici, pendant la campagne 2018. Une production tirée vers le bas, selon les experts de l’ONCC, à cause des difficultés d’accès aux financements, le manque ou la mauvaise qualité des intrants, la faible adaptation aux technologies nouvelles de production… Pour remédier à ces pesanteurs et atteindre les objectifs visés pour la campagne cacaoyère 2019, soit placer les ventes à au moins 40 000 tonnes, les acteurs de la filière cacao du Sud viennent de trouver la solution. Il s’agit du Centre de services d’affaires (CSA). Comme l’a expliqué martial Kono Owona, le chef d’agence régionale de l’Office national du cacao et du café, qui va abriter la structure mise en place, le CSA est un instrument qui permettra de toute évidence, de connaître les potentiels de croissance économique au niveau local, mais également d’optimiser et compléter les services déjà fournis aux entreprises. Et de relever pour mieux cerner les contraintes des entreprises dans le secteur cacao. La mise en place d’une telle plateforme interprofessionnelle permettra donc l’autonomisation des organisations de producteurs de la filière cacao, leur formation et leur assistance. Ainsi, la qualité et la quantité du produit prendront les devants, afin de promouvoir un label cacao typiquement camerounais.
 

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