loader

« Il faut améliorer la qualité de la semence »

Isidore Lewana, producteur de maïs à Nomayos.

Le maïs est réputé rare et cher en ce moment sur le marché. A quoi cela est-il dû ? Le maïs est une culture de sai- son. En ce moment, ce n’est pas celle de l’abondance. Sur toute l’étendue du territoire national, le temps est au semis et au sarclage. Chez certains, les plants de maïs mesurent à peine un mètre. Entre deux saisons, des marai- chers proposent du maïs cultivé dans les bas-fonds et les marécages. Cette faible disponibilité explique donc sa cherté et sa rareté. Il faut attendre encore un mois et demi pour voir affluer de maïs de saison, cultivé en quantité importante. Pourtant, le maïs reste un des rares produits agri agri- coles que l’on peut cultiver en toutes saisons et sur toute l’étendue du territoire... Au Cameroun, le maïs peut être cultivé dans les cinq zones agro écologiques. Les savanes sont encore les plus appropriées. Il faut un effort des agriculteurs afin de rendre disponible en quantité et en qualité cette céréale consommée fraîche ou sèche en farine. La première difficulté ici est liée à la qualité de la semence. Dans le cycle de vie de la plante, et c’est ce que les chercheurs de l’IRAD conseillent, il faut re re- nouveler les se se- mences, qui si elles n e le sont pas, deviennent moins rentable. Il y a aussi, un effort à faire sur les techniques cultu- rales, afin d’éviter de systé- matiser les produits fertilisant chimiques qui peuvent avoir une incidence sur le sol et la santé des consommateurs finaux. La saison des récoltes a commencé. Le maïs frais braisé est de retour dans les rues et marchés des principales villes du Cameroun. Il est disponible au prix moyen de 100 F l’épi. Dans les marchés de Mokolo, Nsam et Mvog- Mbi à Yaoundé, le tas de maïs frais coûte à partir de 200 F pour quatre à cinq épis moyens. Pour les gros épis, il faut débourser 500F pour un tas. Le prix du kilo de graines séchées, quant à lui, reste en deçà de 200F. Sucre A la veille du jeûne du mois de Ramadan, le sucre fait l’objet de plusieurs spéculations. Sur le marché local, les prix restent stables. Le kilogramme de sucre en morceau et en poudre est vendu au prix de 750 F au marché de Mvog-Mbi et dans les boutiques du quartier à Yaoundé. Le sac de 25 Kg de sucre en poudre coûte 17 500 F. Les commerçants rassurent que les prix pratiqués sont ceux homologués par le ministère du Commerce. Suite à une récente polémique sur la pénurie de sucre, la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) a rassuré les diffé- rents distributeurs sur la disponibilité de plus de 32 000 tonnes de sucre en stock. Arachides Du point de vue de la commercialisation, sous quelle forme la culture est-elle la plus rentable ? Fraiche ou séchée ? Le maïs sec est la forme la plus rentable puisqu’il est produit en quantité importante et se conserve longtemps. Il permet aux producteurs et aux com- merçants de pouvoir mener à bien leurs activités lucratives. Le maïs sec est aussi le produit de départ de nombre d’indus- triels dans l’agroalimentaire.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...