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Artisanat minier: L’apport des coopératives

Elles font partie des solutions préconisées par le gouvernement pour lutter contre la pauvreté dans les zones d’exploitation.

 

L’artisanat minier traverse en ce moment quelques perturbations du fait des intempéries qui freinent l’activité dans les principaux sites. Selon les artisans miniers de la région de l’Est, notamment à Kolomine, Betaré-Oya et dans les zones de Lom Pangar, les inondations handicapent leurs activités. En appuyant la création et l’autonomisation des coopératives, le Cadre d’appui et de promotion de l’artisanat minier (CAPAM) voudrait résoudre ces difficultés. Le but étant de pouvoir dégager une chaîne de valeurs, favorisant ainsi la mobilisation de nombreux partenaires financiers, de partenaires au développement, dans une association avec les mairies et les bureaux d’achat.
Le tour d’horizon des principaux sites d’exploitation miniers à travers le pays a donc été effectué le 28 février dernier à Yaoundé, à l’occasion de la session ordinaire du comité de pilotage du CAPAM. A cette occasion, Gabriel Dodo Ndoke, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, qui présidait les travaux, a insisté sur la structuration de la filière qui, si elle est bien menée, pourrait apporter de la plus-value à l’économie camerounaise ainsi qu’aux acteurs impliqués. « Ce n’est pas parce qu’on parle d’artisanat minier que l’on peut penser que leur activité est marginale. Leur contribution, chaque année, avec le soutien du CAPAM, permet de canaliser des quantités importantes d’or vers le ministère des Finances. Il s’agira pour le gouvernement, plus que par le passé, de permettre à ces artisans miniers de vivre décemment de leur travail. C’est à ce prix que nous pourrons efficacement lutter contre le flux d’or vers les circuits informels », a-t-il ajouté. Lors des échanges au siège du CAPAM, il est ressorti que la régularisation des procédures propres à ce secteur permettra la mise à échelle progressive d’une activité qui connaît une pluralité d’acteurs. Pour ce faire, il est envisagé de poursuivre les efforts, afin d’élargir l’assiette de revenus de tous les acteurs et améliorer le taux d’employabilité formel dans le secteur de l’exploitation artisanale du sable et d’autres activités connexes. D’après le bilan des activités du CAPAM pour l’année dernière, 11 coopératives ont été créées et formalisées, soit neuf dans le secteur de l’exploitation de l’or et deux dans celui du sable. D’après Victor Aristide Mimbang, coordonnateur du CAPAM, 125 kg d’or ont été prélevés auprès des sociétés d’exploitation minière mécanisée, au lieu des 120 kg prescrits par la feuille de route et 24,5 kg canalisés auprès des artisans. Soit une contribution au PIB de plus de deux milliards de F.

 

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Elles font partie des solutions préconisées par le gouvernement pour lutter contre la pauvreté dans les zones d’exploitation.

L’artisanat minier traverse en ce moment quelques perturbations du fait des intempéries qui freinent l’activité dans les principaux sites. Selon les artisans miniers de la région de l’Est, notamment à Kolomine, Betaré-Oya et dans les zones de Lom Pangar, les inondations handicapent leurs activités. En appuyant la création et l’autonomisation des coopératives, le Cadre d’appui et de promotion de l’artisanat minier (CAPAM) voudrait résoudre ces difficultés. Le but étant de pouvoir dégager une chaîne de valeurs, favorisant ainsi la mobilisation de nombreux partenaires financiers, de partenaires au développement, dans une association avec les mairies et les bureaux d’achat.
Le tour d’horizon des principaux sites d’exploitation miniers à travers le pays a donc été effectué le 28 février dernier à Yaoundé, à l’occasion de la session ordinaire du comité de pilotage du CAPAM. A cette occasion, Gabriel Dodo Ndoke, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, qui présidait les travaux, a insisté sur la structuration de la filière qui, si elle est bien menée, pourrait apporter de la plus-value à l’économie camerounaise ainsi qu’aux acteurs impliqués. « Ce n’est pas parce qu’on parle d’artisanat minier que l’on peut penser que leur activité est marginale. Leur contribution, chaque année, avec le soutien du CAPAM, permet de canaliser des quantités importantes d’or vers le ministère des Finances. Il s’agira pour le gouvernement, plus que par le passé, de permettre à ces artisans miniers de vivre décemment de leur travail. C’est à ce prix que nous pourrons efficacement lutter contre le flux d’or vers les circuits informels », a-t-il ajouté. Lors des échanges au siège du CAPAM, il est ressorti que la régularisation des procédures propres à ce secteur permettra la mise à échelle progressive d’une activité qui connaît une pluralité d’acteurs. Pour ce faire, il est envisagé de poursuivre les efforts, afin d’élargir l’assiette de revenus de tous les acteurs et améliorer le taux d’employabilité formel dans le secteur de l’exploitation artisanale du sable et d’autres activités connexes. D’après le bilan des activités du CAPAM pour l’année dernière, 11 coopératives ont été créées et formalisées, soit neuf dans le secteur de l’exploitation de l’or et deux dans celui du sable. D’après Victor Aristide Mimbang, coordonnateur du CAPAM, 125 kg d’or ont été prélevés auprès des sociétés d’exploitation minière mécanisée, au lieu des 120 kg prescrits par la feuille de route et 24,5 kg canalisés auprès des artisans. Soit une contribution au PIB de plus de deux milliards de F.

 

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