loader

Gestion durable des aires protégées: Les Baka désormais pris en compte

La signature du mémorandum d’entente y relatif a été présidé le 26 février dernier, à Bertoua, par le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, en présence de son collègue des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene et des communautés bénéficiaires.

Le gouvernement camerounais et les communautés baka de l’Est ont pris l’option officielle d’une gestion durable des aires protégées. Un engagement matérialisé  le 26 février dernier à Bertoua, à la faveur de la signature d’un mémorandum d’entente entre les parties prenantes. Pour le compte des riverains baka, Ernest Adjina, président de l’Association Sanguia baka Buma’a Kpode (ASBABUK), regroupant les communautés riveraines des parcs nationaux de Lobéké, Boumba Bek et Nki, a paraphé le document. Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune (Minfof) pour le compte du gouvernement. Il s’agit de la matérialisation d’un impératif de conservation de la gestion durable des ressources naturelles dans les aires protégées d’une part. Et de la réalisation  des engagements internationaux pris par l’Etat du Cameroun en matière de protection et de promotion des droits des populations autochtones, d’autre part. Pauline Irène Nguéné, ministre des Affaires sociales, présente à Bertoua, s’est réjouie de ce que cette option rentre en droite ligne du Plan de développement des peuples pygmées (PDPP), piloté par son département ministériel. La convention prévoit des droits et obligations. En plus d’accorder le droit d’accès aux peuples autochtones, le MINFOF s’engage à faciliter l’accès des Baka aux espaces ressources dans les parcs concernés ;  il doit recourir autant que faire se peut à l’expertise des  communautés Baka dans la mise en œuvre des activités d’aménagement des parcs nationaux concernés, et faciliter dans le cadre de l’aménagement des parcs nationaux concernés, la mise en place des cadres de concertations et de discussions entre les pouvoirs publics, les communautés, les ONG et les autres partenaires au développement. Le MINFOF assurera aussi le renforcement des capacités des communautés Baka sur tous les aspects liés à leur implication dans l’aménagement des aires protégées concernées. De leur part, les communautés Baka s’engagent à assurer l’utilisation durable des ressources naturelles, dénoncer les auteurs des activités illégales et désigner leurs représentants dans les activités stratégiques, techniques et communicationnelles liées à l’aménagement des parcs nationaux concernés. WWF entend, pour sa part, préparer avec les parties concernées, un plan d’action qui permettra de mettre en œuvre et de faire respecter les termes du mémorandum d’entente. « Dans la limite de nos moyens, nous viendrons en appui à toutes les parties intéressées qui voudront accompagner les communautés baka dans la mise en œuvre du mémorandum d’entente », a assuré Clotilde M. Ngomba, directrice WWF Cameroun. Pour le suivi, un comité paritaire conjoint comprenant les services de la conservation et le bureau de l’ASBABUK a été institué. Une nouvelle ère qui appelle chaque partie à jouer sa partition.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire