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Echanges entre le Cameroun et l’extérieur: Le déficit courant se réduit à 540,8 milliards en 2017

Néanmoins, les estimations pour 2018 tablent sur une aggravation du fait des importations toujours en hausse. Bien que pour le riz on enregistre cette fois, une baisse des volumes.

Pour le compte de l’année 2017, le solde des transactions économiques entre le Cameroun et le reste du monde (balance des paiements) affiche un déficit courant à 540,8 milliards de F, soit 2,6% du produit intérieur brut (PIB). Il est en baisse par rapport à celui enregistrée en 2016, soit 613 milliards de F représentant alors 3,2% du PIB. Ces chiffres ont été publiés le 22 février dernier à Yaoundé par le Comité technique national de la balance des paiements. Outre l’année 2017, les résultats sur les deux premiers trimestres et les premières estimations de l’année 2018 ont été présentés. La baisse du déficit enregistrée en 2017 est la conséquence de la diminution des dépenses d’importations. Au niveau des secteurs de l’économie, l’agriculture, l’exploitation forestière, l’exploitation pétrolière, les transports et les activités financières ont permis de gagner des devises, selon le Comité. L’industrie, elle, est restée déficitaire, en raison de sa faible compétitivité. Le point des échanges entre le Cameroun et ses principaux partenaires extérieurs révèle une balance excédentaire pour le Cameroun avec la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, Ndlr) et l’Union européenne. Mais déficitaire avec le Nigeria, la Chine, la France et les Etats-Unis. Les estimations pour la fin de l’année 2018 tablent sur une aggravation du déficit courant. Il devrait se situer à 729,5 milliards de F, soit 3,4% du PIB. Un déficit imputable pour l’essen
tiel à l’aggravation du déficit de la balance commerciale. Ce qui explique les mesures prises par le gouvernement pour réduire les importations. Le sujet était d’ailleurs sur la table du Conseil de cabinet de janvier dernier. Selon des statistiques douanières, les exportations n’ont enregistré qu’une légère progression (+4%) contre une forte hausse des importations (+11%). Pour l’année 2018, comparativement à 2017 on a enregistré s’agissant des exportations des hausses au niveau du pétrole brut (+16%), le bois et ouvrages en bois (+4%), le coton brut (+23%). A contrario des carburants et lubrifiants (-18%), le caoutchouc brut (-24%), l’aluminium brut (-10%) la banane (-6%) et les cafés (-21%). Après la forte baisse (-28%) subie en 2017 du fait des perturbations dans la région du Sud-Ouest, principal bassin de production, le cacao s’est stabilisé. L’augmentation des importations a été soutenue par les achats de carburants et lubrifiants (+88%), les poissons de mer congelés (+35%), les cokes de bitume (+137%), les ouvrage en fonte, fer et acier (+16%), l’oxyde d’aluminium (+93%), les produits des industries chimiques (+17%). Les importations de riz quant à elle, ont baissé de 22%.
 

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