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Coton Fibre: 50% de la production à transformer en 2025

L’objectif contenu dans le Plan directeur d’industrialisation (PDI), s’appuiera sur l’augmentation à 600.000 t de la production Sodecoton.

La donne pourrait bientôt changer dans la filière coton, dont 95 % de la production actuelle est vendue sur les marchés internationaux, pour seulement 5% transformé localement par la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam). En visite de travail à Garoua pour lancer les inspections nationales conjointes des entreprises du secteur industriel, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) a révélé le projet du gouvernement pour la filière, qui vise à porter à 50%, la part de notre production nationale, qui sera transformée sur place. Une option stratégique contenue dans le Plan directeur d’industrialisation (PDI), qui place les filières textile et cuir parmi les piliers pour les prochaines années. Avec des retombées économiques 
multiformes, parmi lesquels la réduction des budgets consacrés aux équipements vestimentaires des grands corps de l’Etat (police, armée, etc) 
actuellement importés, mais qui verront dès lors 60% de leur production, fait de textile « made in Cameroon ». Mais pour atteindre cet objectif, le préalable sera de voir la Sodecoton réaliser son propre plan de développement, lequel prévoit de porter la production de coton graine à 400 000 tonnes d’ici 2021, puis 600.000 en 2025. Si l’on considère les chiffres de la dernière campagne cotonnière et ses 280.000 tonnes produites, il s’agirait donc de doubler la production actuelle afin de permettre à la Sodecoton de satisfaire les quotas habituels qu’elle place sur les marchés internationaux, et donc réorienter le surplus de production à la transformation locale. D’où, le plan d’investissement actuellement mis en œuvre de 40 milliards de F a et qui comprend tant l’acquisition d’engins pour la mécanisation, l’augmentation du parc automobile pour le ramassage, le renflouement du fonds de roulement pour l’approvisionnement en engrais.  Et évidemment l’accroissement de la force industrielle pour améliorer le triturage. La société repose actuellement sur neuf usines d’égrenage, dont certaines accusent une certaine vétusté. Il sera donc question d’investir sur la réhabilitation de l’existant, tout en construisant de nouvelles usines, probablement quatre de plus.

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