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Compétitivité des entreprises: De nouveaux hommes pour relever le défi

Le secrétariat technique du Comité de compétitivité présidé par Protais Ayangma a été installé mercredi dernier à Yaoundé par le ministre en charge de l’Economie, Alamine Ousmane Mey.

La nouvelle équipe du secrétariat technique du Comité de compétitivité conduite par son président, Protais Ayangma est à l’œuvre depuis quelques jours déjà. Elle a été installée par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey le 6 février dernier à Yaoundé  « Animé par le secteur privé, le secrétariat technique a un rôle stratégique et essentiel », a souligné le ministre. Ses missions sont précisées à l’article 3 alinéa 1 du décret n°2015/1377/ PM du 10 juin 2015 organisant le secrétariat technique et le secrétariat permanent du Comité de compétitivité. Ainsi, Protais Ayangma et son équipe -composée de professionnels du privé et du public- devront s’atteler pour les trois années de leur mandat, à définir des études à réaliser par le Comité. Ils assureront par ailleurs le suivi et la coordination des travaux des groupes thématiques et le suivi stratégique de la compétitivité des filières de croissance. L’exécution des résolutions, programmes d’actions et toutes autres missions confiées par le président du Comité incombe également à cette nouvelle équipe. Des missions qui s’apparentent à des défis majeurs eu égard au rôle-clé du Comité de compétitivité créé par décret le 31 décembre 1997 et réorganisé le 7 février 2014 afin de renforcer son rôle dans l’élaboration des stratégies et programmes d’appui à la compétitivité des entreprises au Cameroun. La structure a été présentée par le Minepat comme un « instrument d’analyse et d’aide à la décision ». Mais aussi, comme « un cadre permanent de concertation de haut niveau entre les secteurs public et privé, dédié à la recherche des solutions aux problèmes de compétitivité de l’économie et des entreprises ». La compétitivité économique, c’est la capacité d’un secteur économique, d’un territoire, d’une entreprise, à vendre et fournir durablement un ou plusieurs biens ou services marchands sur un marché donné en situation de concurrence. Elle s’évalue au travers de la dynamique des parts de marché. L’enjeu d’une économie compétitive est donc crucial pour le Cameroun, vu qu’il est engagé depuis août 2016 dans les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne d’une part. Le Minepat l’a d’ailleurs rappelé : « le démantèlement des barrières douanières et la mobilité croissante des biens, des capitaux et des personnes forcent les entreprises à revoir leurs modèles d’affaires, en vue de conserver et accroître leurs parts de marché au risque de disparaître de la scène ». Et d’autre part, il y a ces importations qui creusent d’année en année le déficit du compte courant de la balance des paiements du pays, estimé à 729,5 milliards de F en 2018. Actuellement classé au 166e rang dans le Doing Business 2019, il y a encore du travail à faire pour remonter les marches et se hisser au top. 

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