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Maïs, riz, banane-plantain, palmier à huile…Les leviers de la révolution agricole

Le développement à grande échelle de ces spéculations permettra d’assurer la sécurité alimentaire et d’équilibrer la balance commerciale du pays. 

Pour amorcer sa révolution agricole au cours des prochaines années, le Cameroun entend mettre l’accent sur le développement de six filières agricoles prioritaires. Il s’agit du maïs, du riz, de la banane-plantain, du manioc, du palmier à huile et de la pomme de terre. Le choix porté sur ces spéculations repose sur leur potentiel à assurer la sécurité alimentaire, l’autosuffisance alimentaire, la création des emplois et l’équilibre de la balance commerciale du pays. A l’issue de la conférence annuelle des services centraux, déconcentrés, des organismes sous-tutelle, des projets et programmes du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), tenue les 4 et 5 février dernier à Yaoundé, des recommandations fortes ont été prises pour donner un coup d’accélérateur à la révolution agricole. L’autre chantier à explorer porte sur le développement des chaînes de valeur d’envergure sous-régionale. A l’instar de la pomme de terre dont en moyenne 17% de la production en 2015 était exporté vers les pays de la sous-région, selon le Programme national d’appui à la relance de la filière pomme de terre. De concert avec le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), le développement des semences de pré-base et des semences améliorées à haut rendement et répondant aux besoins du marché devra être une priorité, pour augmenter le niveau des productions. L’objectif recherché par le gouvernement est de capitaliser davantage l’agriculture pour consolider la résilience du pays face aux chocs exogènes, notamment la chute des cours du pétrole. L’opérationnalisation du Plan national d’investissement agricole (PNIA) est très attendue par les différents secteurs. 3 350 milliards de F devraient être mobilisés pour cette cause d’ici 2020. Un montant de 1 500 milliards de F a déjà fait l’objet d’une collecte de fonds. Selon les statistiques officielles, l’agriculture représente entre 25 et 40% du PIB national et occupe pas moins de 55% de la population.  

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