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Lutte contre le chômage des jeunes: 500 000 emplois à créer en 2019

Le cap fixé par le chef de l’Etat le 10 février dernier vise à promouvoir l’autonomisation de cette catégorie sociale. 

« En 2019, il est prévu de créer au moins 500 000 emplois ». L’annonce faite par le président de la République, Paul Biya, le 10 février dernier, est la preuve, s’il en était encore besoin, que le chef de l’Etat fait de l’emploi-jeunes, l’un des chevaux de bataille du septennat des grandes opportunités. Il avait déjà rappelé lors de son discours à la nation le 31 décembre dernier, que la lutte contre le chômage et le sous-emploi des jeunes constituera l’une des priorités des pouvoirs publics. Les niches d’emplois ne manquent pas en tout cas. Les grands chantiers routiers et infrastructurels en cours pour renouer avec la croissance nécessitent de la ressource humaine qualifiée. L’agriculture a également son mot à dire, en tant que moteur de la croissance du pays. Au cours du deuxième trimestre 2018, la contribution du secteur était de 2,4 points, selon l’Institut national de la statistique (INS). Que dire du secteur productif qui recrute le plus en ce moment. Avec des données satisfaisantes de l’ordre de 275 661 emplois créés en 2016, selon le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP). Le seul secteur tertiaire a pourvu 125 000 emplois au cours de la même période.    Il revient aux jeunes d’exploiter toutes les opportunités qui leur sont offertes pour s’insérer dans le marché du travail. A partir du moment où, la Fonction publique (plus grand recruteur avec 322 000 agents environ en 2017, contre 163 000 agents en 2006) ne peut pas absorber tout le monde, les jeunes doivent tirer le bon parti des métiers d’avenir comme le numérique, l’agriculture, l’innovation, l’artisanat, l’économie verte et l’économie bleue, etc. Ce sont des créneaux à fort potentiel de création de la valeur ajoutée et susceptibles de faire de la majorité des chercheurs d’emploi non plus des travailleurs, mais des créateurs de richesses. L’apport du Plan triennal spécial jeunes (PTS-Jeunes) dans la résorption du chômage des jeunes mérite une attention. Les chiffres publiés le 28 janvier dernier par l’Observatoire national de la Jeunesse (ONJ) indiquent que 21 347 jeunes ont été insérés dans le tissu économique du Cameroun, en l’espace de deux ans. Pour donner corps à la réalisation de cet objectif, le Plan d’action national pour l’emploi des jeunes (PANEJ) 20162020, doit jouer sa partition. En focalisant son action sur la création d’emplois décents, pour mieux redistribuer les fruits de la croissance, lutter contre la pauvreté et promouvoir davantage la justice sociale. Toute chose qui permettra de ramener le sous-emploi de 75,8% à moins de 50% en 2020, ainsi que le taux de pauvreté monétaire de 39,9% en 2007 à 28,7% en 2020. En 2018, plus de 500 000 emplois ont été créés grâce aux grands chantiers routiers, agricoles et infrastructurels. Des chiffres qui sont loin devant les 473 303 et 400 390 emplois créés respectivement en 2017 et 2016. 

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