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Culture de l'hévéa: 300 planteurs en formation à Meyomessala

Venus de l’Est, du Centre et du Sud, ils reçoivent des rudiments sur la culture de l’hévéa. La formation est assurée par des experts de SUDCam hévéa.

Une ambiance studieuse règne dans  l’enceinte Training center (Centre technique de formation) de Sud Cameroun Hévéa (SudCam Hévéa) à Meyomessala. Le centre accueille depuis peu un type d’apprenants d’un autre genre. Il s’agit de petits planteurs d’hévéa qui viennent des régions du Centre, du Sud et de l’Est. L’objectif, comme l’a précisé Camille Toutat Enouga, directrice du Training center, par ailleurs coordinatrice des écoles de SudCam Hévéa, est de faire apprendre des métiers axés sur l’hévéaculture. Les séances de formation sont théoriques et pratiques. Les grandes plantations de SudCam hévéa qui couvrent désormais une superficie de 45 000 hectares font office de labora toires pour les travaux pratiques. Ici toutes les couches sociales sont concernées : femmes, jeunes, moins jeunes, personnes âgées et même les chefs traditionnels. Chacun cherchant à tirer le meilleur profit des enseignements. Pour la directrice du Training center, les apprenants n’ont pratiquement rien à débourser, pour leur forma tion. Au contraire, un suivi dans leurs plantations après formation leur est garanti. Selon André Emmanuel Meka, senior manager du Corpored social responsability/food crop qui s’occupe du volet social à SudCam, les petits planteurs d’hévéa occupent pas moins de 30% des surfaces dans l’hévéaculture au Cameroun.  Et la production,  pour lui, reste en deçà des espérances, soit un peu moins de 120 000 tonnes/an. Beaucoup moins important que certains autres pays africains qui cultivent « l’arbre qui pleure » caoutchouc, en langue des autochtones d’Amazonie. De l’avis de Patrick Grandcolas, directeur général de SudCam Hévéa, ces séances de formation visent selon lui, à accompagner les populations riveraines de la grande agro-industrie implantée dans le Dja-et-Lobo, entre les arrondissements de Meyomessala et de Meyomessi pour l’instant. Il s’agit pour lui, de les amener vers leur processus de développement et leur épanouissement. Il est question, selon le DG, de donner à ces petits planteurs des rudiments en matière de culture et de l’entretien de l’hévéa, afin qu’ils soient autonomes, performants et plus rentables. 

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