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DĂ©coration: le business fleurit

La période des vœux de nouvel an permet aux fleuristes et décorateurs d’engranger des bénéfices. 

Les véhicules vont et viennent. Les uns après les autres, les usagers repartent avec leurs commandes de fleurs. Majoritairement, des bouquets imposants. De l’autre côté du comptoir, les fleuristes n’ont pas une minute à eux. Leurs gestes sont mécaniques. Très vite, ils sélectionnent les fleurs, émondent leurs tiges, composent les bouquets et les recouvrent d’un film à la fois protecteur et décoratif. Le Marché aux fleurs de Yaoundé vit. « Nous pouvons vendre au moins 10 bouquets par jour, hormis les commandes spécifiques que nous recevons et pour lesquelles nous allons livrer les clients sur  place », affirme Maflore Esseng, décoratrice. En cette période de présentation de vœux de nouvel an, la décoratrice et son équipe sont sollicitées autant par les particuliers que par les  ministères. Pour répondre à la demande, la boutique importe environ 1 000 tiges de fleurs naturelles du Kenya, quatrième pays exportateur de fleurs dans le monde. Le prix de la tige  varie entre 1 500 F et 2 000 F, selon les fournisseurs. Ce prix peut légèrement baisser, si les clients acceptent de panacher les bouquets. « S’ils sollicitent la rose accompagnée du gypso (variété locale), le prix unitaire descend entre 750 F et 1c000 F », fait-elle remarquer. Les prestations de la décoratrice varieront en fonction des exigences des clients et de la superficie des salles à décorer. Le prix de départ est fixé à 200 000 F et tient compte de la concurrence. Car, aucune des boutiques de l’allée fleurie n’est boudée et chaque fleuriste a le nez dans les bouquets pour satisfaire au plus vite les acheteurs. Avec sa diversité climatique, le Cameroun a un potentiel de production des fleurs tropicales élevé. Ce qui fait de la  filière horticole un atout pour l’amélioration des conditions de vie de ses acteurs. Le potentiel de production demeure très élevé sur le territoire national. D’ailleurs, 12 variétés locales sont prisées à l’extérieur, notamment dans les pays de l’Union européenne (France, Pays-Bas, etc.), selon l’étude « Le commerce des fleurs naturelles dans une métropole tropicale ; implications socioéconomiques et spatiales : le cas de la ville de Yaoundé au Cameroun », menée en 2017 par Clotaire Ndzie Souga et Gilbert Bamboye Fondze. D’après leurs enquêtes, les fleurs locales en vente à Yaoundé proviennent des régions de l’Ouest (protéacées), du Sud-Ouest, du Littoral (roses porcelaines) et du Centre. 

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