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Fraude bancaire

Le coût des arnaques sur la toile

D epuis quelques semaines,  certaines banques  envoient des alertes  SMS en français et en  anglais à leurs clients pour les  mettre en garde par rapport  aux stratégies développées par  les cybercriminels sur la toile,  pour escroquer sur la toile. « Se  faisant passer pour nous, des  escrocs demandent par mail  des données personnelles aux  clients. Soyez vigilant ! Ne les  donnez pas. Si besoin, contactez-nous », avise l’une de ces  banques. Le phénomène, même  s’il n’est pas nouveau, prend de  l’ampleur. « En 2015, j’ai reçu  un mail dans lequel ceux qui  se faisaient passer pour ma  banque, me demandaient le  code de ma carte bancaire pour  la mise à jour de mes données.  Si je ne le faisais pas, précisait  le mail, ma carte serait bloquée. Naïvement, je me suis  exécuté. Mon compte a été  dépouillé de la somme de 650  000 F », relate avec amertume  Mamouda, fonctionnaire. Il a  été victime de ce que les informaticiens appellent phishing.  La technique, explique Adonis  Mando, ingénieur informaticien,  vise à dérober des informations  personnelles afin de les réutiliser à l’insu de l’utilisateur.  Le mail contient généralement  une pièce jointe et un message  du genre « Voici l’historique  du compte demandé ». Il suffit  que vous cliquiez sur le document et le tour est joué. Le  pirate prend alors possession  du compte et peut se livrer à  des usurpations d’identité ou  à des escroqueries. A l’aide  de programmes espions (Extractor, spywares…), il profite  en outre du fait que de nombreux Camerounais n’ont pas  la culture des logiciels payants,  pour infiltrer les ordinateurs  en se faisant passer pour leur  banque. Même les bases de  données des banques ne sont  pas à l’abri. Le hacker utilise,  par exemple, des spywares  qu’il introduit dans les logiciels gratuits, pour intégrer  la machine de l’utilisateur. «  Malgré les attaques des cybercriminels, les banques essaient  tant bien que mal de sécuriser  leurs systèmes, même s’il faut  reconnaître que cela est encore  insuffisant », confie Carlson B.,  étudiant en management des  Télécommunications à SUP’PTIC  de Yaoundé. 

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