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Atouts économiques: Premières retombées financières

Juste le temps d’un week-end, près d’un million de F a été injecté dans l’économie locale grâce à la visite d’une trentaine de touristes.

Le patrimoine touristique de Rhumsiki, resté en berne depuis quelques années, recommence à faire bouger les portes-monnaies des touristes. Les opérateurs économiques du secteur des agences de voyage, de l’hôtellerie et du tourisme recommencent à avoir du sourire. « Il faut reconnaître qu’il y a un léger changement dans nos hôtels et campements qui recommencent à recevoir des touristes. Cela pourra améliorer le chiffre d’affaires de nos différentes activités », indique Germain Firissou, promoteur d’un établissement hôtelier. Des propos que Norbert Stede, président du Syndicat patronal de l’industrie de l’hôtellerie et du tourisme (SPIHT) pour 
l’Extrême-Nord, prend à son compte. Pour lui, la destination Extrême-Nord recommence à être très sollicitée, surtout par des touristes étrangers. « Nous 
le remarquons à travers les sollicitations et les réservations que nous enregistrons depuis quelques mois », ajoute-t-il. Gestionnaire du campement 
touristique, Tize Mamoudou confesse que sa  « dernière recette remonte à plus de sept ans. Or, pour ce seul week-end (fin décembre 2018, Ndlr), tous nos 52 lits du campement de Rhumsiki créé depuis 1959 ont retrouvé de la chaleur humaine. Notre restaurant a fait de bonnes recettes. C’est bon signe pour nous ». Même son de cloche au sein de la population, lors de la randonnée des touristes sur les multiples monts et autres sites d’attraction, à l’instar des familles de tisserands, de potiers ou même chez le sorcier aux crabes. L’argent commence à circuler. On achète un article ici. On motive le guide touristique par là. « Pour avoir accompagné les touristes samedi dernier, j’ai gagné 6 000 F en un jour », 
déclare Joseph Vandi, guide touristique à Rhumsiki. Du côté des touristes, difficile de résister aux offres que proposent les populations Kapsiki. « J’ai eu à acheter des objets d’art faits en bois, des calebasses faites en argile et même un sac à base du coton tissé à la main. Tout cela m’a coûté environ 30 000 F », témoigne David Wanedam, coordonnateur projet MSF à Maroua. Badigol Oumarou, photographe professionnel trouve quant à lui que « ce ballet des touristes à Rhumsiki permet de faire de bonnes affaires. Je suis sûr de vendre les photos au moins à hauteur de 300 000 F après ce voyage », confie-t-il. 

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