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Bassin du Congo: 19 milliards de F pour conserver la biodiversité

Le projet TRIDOM II a récemment été lancé à Sangmélima.

Conserver les espèces menacées d’extinction au Cameroun (éléphant, pangolin, gorille, chimpanzé…), avec une focalisation sur la partie transfrontalière du Cameroun, tout en interagissant avec les parties congolaises et gabonaises. Tel est le but visé par le projet « Conservation intégrée et transfrontalière de la biodiversité dans les bassins de la République du Cameroun » ; projet dit TRIDOM II. Il s’agit d’un cofinancement du Programme des Nations unies pour le développement, du Cameroun et d’autres partenaires internationaux. D’un montant total de 29 690 281 USD, soit à peu près 19 milliards de F. Le but du projet est de renforcer la conservation des espèces menacées, à l’échelle mondiale, au Cameroun, en améliorant l’application des lois sur la diversité, la résilience et la gestion avec une fixation dans la zone transfrontalière du Cameroun. Le projet TRIDOM II a été lancé localement au cours d’un atelier 
qui s’est tenu à Sangmélima, les 17, 18 et 19 décembre 2018. Selon Martin Zeh Lo, représentant le PNUD pour la circonstance, l’espace transfrontalier entre le Cameroun, le Gabon et le Congo est en proie au braconnage d’éléphants et au trafic d’ivoire, (avec des réseaux criminels transfrontaliers). Des menaces qui concernent aussi l’exploitation minière, le développement des infrastructures et des plantations agro-industrielles.
Conscient de ces menaces, les trois pays ont signé des accords et des déclarations, pour gérer cet espace  spécifique (Tri National Dja-Odzala-Minkébé), baptisé TRIDOM. Une zone qui couvre 178 000 km², soit 10% de la forêt du bassin du Congo. Un vrai paradis pour les grands mammifères, qui selon certaines études, abriterait encore environ 25 000 éléphants, 40 000 gorilles et chimpanzés, ainsi que de nombreuses autres 
espèces (buffles, pythons, pangolins géants, singes…). Cette riche biodiversité en fait l’un des points chauds du braconnage, comme l’a précisé Gilbert Ndzomo Abanda, coordonnateur national du projet TRIDOM II. Cet espace forestier se classe 5e en Afrique pour la faune et 4e pour la richesse de la flore. Pour Joseph Nyongwel, secrétaire général du ministère des Forêts et de la Faune, qui a dit l’importance du lancement local du projet à Sangmelim, le TRIDOM II est essentiel pour le Cameroun, car il va permettre notamment d’améliorer la gouvernance du complexe transfrontalier, il soutient la surveillance de l’évolution de la biodiversité, de l’exploitation des ressources et des fonctions écologiques. Il va contribuer à réduire la pauvreté, grâce à la gestion communautaire des ressources naturelles. La conservation de la biodiversité et l’exploitation durable des ressources naturelles dans la zone contribuent plus largement au bien-être des populations et à l’équilibre de la planète, a-t-il précisé.

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