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Le fruit d’une approche participative

Pour traquer les faits et actes de corruption, la CONAC a fait recours aux enquêtes, contrôles et investigations.


Le 8e rapport sur l’état de la corruption au Cameroun en 2017, présenté le 28 décembre dernier à Yaoundé, n’est pas le seul fait de la Commission nationale anti-corruption (CONAC). Les résultats obtenus par la CONAC sont le fruit d’actions concertées, avec le concours des administrations publiques et privées, ainsi que de la société civile. Le rapport annuel révèle que, dans « une approche globale, inclusive, participative et multidisciplinaire », 51 contributions ont été reçues, dont celles de 27 départements ministériels. A titre d’exemple, les 25 décisions  rendues par le Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF) du Contrôle supérieur de l’Etat (CONSUPE), ont permis  d’évaluer le préjudice financier subi par l’Etat à un montant de 14,771 milliards de F. L’Agence nationale d’investigation finan cière (ANIF), pour sa part, a enregistré 164 déclarations de soupçon dont l’exploitation a permis de mettre en lumière des infractions sous-jacentes (escroquerie, faux et usage de faux, détournement de deniers publics, etc.) de l’ordre de 255,201 milliards de F. Quid des instances juridictionnelles comme le Tribunal criminel spécial (TCS) dont les 18 arrêts rendus pour faits de corruption ont contribué à évaluer un préjudice financier de plus de 8 milliards de F.        En outre, la méthodologie de travail a consisté en la mise en route des missions d’enquête, de contrôle et d’investigation qui « ont consisté principalement à rechercher, collecter et exploiter les informations  et dénonciations relatives aux actes de corruption », indique le président de la CONAC, Rev. Dr. Dieudonné Massi Gams. Pour les cinq investigations menées, elles ont permis à l’Etat de gagner plus de 52 milliards de F. Conformément à l’article 22 alinéa 3 de son texte organique, la CONAC a mené des enquêtes dans le cadre des actions par voie d’interventions rapides. Ce qui lui a permis de transmettre 15 affaires à la justice pour les cas de flagrant délit et dont les condamnations pécuniaires s’élèvent à plus de 51 milliards de F. Ces enquêtes ont été étendues aux citoyens, pour déterminer l’indice de perception de la corruption au Cameroun. A ce titre, sur  un échantillon disséminé dans les 360 arrondissements du Cameroun, une masse critique de 6 145 personnes ont été interviewées.       Les caravanes de sensibilisation ont également été menées dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national d’éducation à l’intégrité (PNEI). Trois caravanes au total ont été organisées durant la période de référence, le 6 juillet, le 22 septembre et le 9 décembre, respectivement à Yaoundé, Douala et Ngaoundéré. L’approche à ce niveau aura consisté à diffuser des spots publicitaires pour la sensibilisation de l’ensemble des populations sur les dangers de la corruption.

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