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Consommation: Questions autour de la qualité du riz BROLI

Une réunion de crise prévue le 3 janvier à Yaoundé pour confirmer ou infirmer la nocivité de ce produit importé. 

Sur les réseaux sociaux, dans les ménages, les consommateurs s’interrogent : « Consommons-nous vraiment du riz en plastique ? ». Depuis la publication de vidéos dénonçant la qualité des produits importés par la société Africa Food Distribution, des regards suspicieux se tournent vers les riz BROLI et ARMANTI. Des consommateurs reprochent au riz de ces deux marques d’être « collant au toucher » ou encore « de rebondir comme des balles de tennis ». Très vite, le président directeur général d’Africa Food Distribution, Evariste Helle, a publié un communiqué pour dénoncer ce qu’il appelle des « campagnes de dénigrement » sur les réseaux sociaux qui viseraient à « oblitérer l’image de marque » des produits de la compagnie. Devant la vague d’indignation et de boycott, l’opérateur économique donne sa version des faits : « Nous tenons à rassurer l’opinion nationale et internationale d’une part et d’autre part notre clientèle ainsi que tous nos consommateurs, que l’intégrité sanitaire et qualitative de tous nos produits alimentaires est garantie par la conformité rigoureuse  à toutes les exigences administratives et règlementaires en vigueur dans notre pays en matière d’importation de produits alimentaires, ainsi qu’à tous les standards et normes internationaux reconnus ». Mais le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, veut y voir clair. Il convie,  sauf modification de calendrier, le Pdg d’Africa Food Distribution le jeudi 3 janvier prochain à une réunion visant à faire la lumière sur les produits incriminés. Sont également conviés à cette concertation, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER) ainsi que l’Agence des  normes et de la qualité (ANOR). Dès lors, le MINCOMMERCE recommande au responsable d’Africa Food Distribution de se munir des attestations de conformité avant expédition des marchandises au titre du Programme d’évaluation de la conformité avant embarquement des marchandises (PECAE) délivrées par les organismes autorisés (SGS et INTERTEK). L’opérateur économique devra également présenter le certificat de conformité à la norme délivré par l’ANOR de même que le procès-verbal d’inspection phytosanitaire à l’importation délivré par le poste de police phytosanitaire du port de Douala. En ce qui concerne le partage des responsabilités, le ministère du Commerce a publié une note d’information dans laquelle il rappelle que la loi du 21 décembre 2015 régissant l’activité commerciale au Cameroun et la loi du 18 avril 2016 régissant le commerce extérieur au Cameroun stipulent que l’importation est libre. Il précise par ailleurs que le ministère n’émet aucun document dans le cadre de ces transactions. Le seul service que l’organe ministériel se prévaut d’offrir dans ce domaine est l’inscription au fichier des importateurs et exportateurs. 

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