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Industries brassicoles: Ces segments de marché accessibles aux PME locales

Fourniture d’intrants, distillerie, marketing, distribution et commercialisation en sont quelques-uns. Une récente rencontre organisée par le GICAM a permis de faire la lumière. 

Dans le secteur de la brasserie au Cameroun, une bonne partie des commandes pour l’approvisionnement en intrants et déchets réutilisables se fait à l’extérieur. L’offre locale en la matière ne couvre que 48% des besoins. Cette réalité est, pour les petites et moyennes entreprises (PME) locales, l’évidence que la fourniture d’intrants aux industries brassicoles est un segment de marché à investir. Les besoins annuels sont évalués à 10 000 tonnes de malt, 5 000 t de gritz de maïs, 40 000 t d’eau et de sucre et 11 000 t de sorgho. En plus du houblon, de la levure et des additifs. Dans ce même segment, on retrouve également les éléments consommables (boîtes, cartons, intercalaires, étiquettes, colle, capsules, alcool, film plastique) et les éléments recyclables (palettes, caisses, emballage consignés).  Des opportunités existent dans l’exploitation de drèche et de la levure morte thermolysée. Par ailleurs, ces grandes entreprises ont besoin de prestataires pour le tri, le lavage, le mirage, le stockage, le transport et la distribution des produits finis. Toutes ces opportunités sont à la portée des PME locales qui,  via la sous-traitance, peuvent chacune se positionner. Et c’est d’ailleurs l’objectif visé par la Cameroon Alcohol Producers Association (CAPA). L’association, en partenariat avec le Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM), vient d’organiser à Douala, la première édition de la « Rencontre de la PME ».  La rencontre s’est tenue le 6 novembre dernier au siège du groupement en présence de André Kwan, président de la commission «PME et financement du secteur privé », Emmanuel De Tailly, vice-président de la CAPA et par ailleurs directeur général de Les Brasseries du Cameroun, Pierre Tchinda, Dg  de Fermencam et Victor Talla, représentant de Sofavinc. Pour le CAPA, c’était l’occasion idoine, de l’avis de son vice-président, de faire connaître l’association (donneur d’ordres) d’une part et d’intensifier ses relations avec les PME et TPE (sous-traitants potentiels). L’association entend créer de la valeur tant pour l’industrie que pour la société, le gouvernement et la zone CEMAC tout entière. Le GICAM, lui, souhaite promouvoir des relations d’affaires mutuellement profitables aux grandes entreprises et PME/PMI. Aussi, construire des synergies pour une meilleure intégration des filières et secteurs d’activité, d’après les propos de André Kwam. Durant la rencontre de Douala, les différentes opportunités d’affaires ont été exposées aux promoteurs de PME présents par les entreprises membres du CAPA, de même que les conditions d’affaires des PME/PMI avec ces grandes entreprises.

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