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Eko: Apprendre aux autres à apprendre

Matjup a lancé ce site de formation à distance à partir d’une expérience malheureuse.

L’idée que dans la situation de faillite gisent des opportunités a dû servir l’aventure de la Sarl Matjup. Partie d’un échec pour créer une entreprise qui éviterait à d’autres sa mésaventure, Ernestine Matjabo a lancé cette société spécialisée dans les services dématérialisés notamment. Son principal atout est Eko.education, un nom choisi dans le vocabulaire yorouba pour indiquer l’idée d’apprentissage. Aux universités, Matjup offre un logiciel qui organise en une plateforme, la diffusion de cours en complément ou en exercices. Au grand public, chercheurs d’emploi comme travailleurs, l’outil permet de se faire former ou recycler dans les domaines du développement personnel, du management, de la bureautique… En attendant plus dans le développement des applications de gestion du personnel et des étudiants dans les universités. « L’idée est de permettre à chacun d’apprendre sans la contrainte  des rythmes académiques habituels. Une fois qu’on a téléchargé un cours, on peut l’examiner n’importe où, à l’heure que l’on souhaite », commente Jean Jules Lemb Nack, chargé de promotion. Avec une cinquantaine de cours écrits et audio-visuels, et une quinzaine de formateurs, la banque éducative est donc déjà fonctionnelle. Elle vend aussi des livres électroniques dans les mêmes disciplines. Et tente ainsi de faire apprendre aux autres de l’expérience de Mme Matjabo. Qui est partie d’un échec pour fournir ce service :  « J’avais tenté et échoué dans une aventure d’entreprise parce que je n’avais pas été formée à comprendre l’environnement. D’où l’idée d’apporter aux autres des savoirs contre cet écueil. » Au bout d’un an de pérégrinations fortifiant la bande de jeunes entrepreneurs qui poussent la start-up à émerger, Matjup va s’ouvrir davantage en cette fin d’année 2018. Après quelques correctifs à son site qui enregistre cependant déjà 250 visites quotidiennes en moyenne. Au rayon des performances et essais à transformer en succès, la Pme naissante a aussi des négociations avec des universités à qui elle propose son logiciel à 2 millions de francs. « Même les entreprises qui font de la formation continue un moyen de développement des compétences de leurs employés peuvent nous saisir », encourage M. Lemb Nack. Avec l’ambition de fixer à 10 000 F le prix moyen d’un cours et à cent mégas (qui se facture généralement à 100 F) le coût de téléchargement via Internet, l’entreprise est sûre de pouvoir trouver sa place sur un marché déjà concurrentiel. 

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