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« Toute formation doit être intégrée »

Ernestine Matjabo, promotrice de Matjup Sarl.

Pourriez-vous raconter plus précisément les circonstances qui ont conduit au lancement d’Eko.education ?

J’ai séjourné à l’étranger pour me former dans le management de la production industrielle. Je suis ingénieure dans le do maine et j’ai travaillé pour LVMH, à gérer les approvisionnements de ses différentes marques dans les boutiques de cette enseigne. J’ai ensuite fait un MBA dans un domaine similaire. Quand je suis revenue au Cameroun, j’ai constaté que même parmi les diplômés, beaucoup sont sans emploi et surtout sans qualification. Je me suis dit qu’il faut éviter de faire faire aux gens des formations sans effet. J’ai moi-même connu un premier échec -je voulais fournir des services de codage informatique - du fait de méconnaître l’environnement. J’estime donc que toute formation doit être intégrée dans la société où elle est dispensée, et se faire en permanence pour demeurer compétitif.

Quels investissements y avez-vous mis ?

Il m’a fallu beaucoup investir au départ. J’ai développé une première version de la plateforme avant qu’un développeur web et d’autres spécialistes interviennent pour le design, la communication, etc. C’est à peu près 5 millions de francs que j’ai dû dépenser pour en arriver là, depuis septembre 2017. Nous avons cependant déjà palpé les premiers fruits de ces efforts via nos deux partenaires établissements universitaires et nous discutons avec un autre.

Comment élaborez-vous les prix de ce service ?

Les coûts actuels de la concurrence sont exorbitants selon moi. Nous pensons ne pas être dans une marge prohibitive et nous rendre accessibles au plus grand nombre. Pour ce qui est de l’accessibilité technologique, on a compressé au maximum les éléments de vidéo sans altérer la qualité. De sorte que même les bourses les plus faibles puissent télécharger, sans se ruiner, les cours achetés. On vise le marché éducatif, celui de la formation professionnelle et dans un premier temps, il a semblé peu engagé à cause de la force des habitudes. L’absence de législation aussi freine le business.

Quid de demain ?

L’avenir, on l’envisage positivement. Nous voulons sélectionner des formateurs. On a réalisé que pour avoir une valeur plus forte, nous devons trouver des formateurs de bonne qualité qui ont une réputation, un référencement au top parmi les leurs, par les travaux déjà effectués et les recommandations des milieux professionnels. Nous avons aussi consulté des profils sur les sites indiqués, d’autres agences de formation, des associations d’étudiants. 

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