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Centre, Littoral: 12 PME formées aux techniques du packaging et design

Une évaluation de la phase pilote d’un programme dédié, montre une adhésion mitigée des promoteurs.

La phase pilote du programme Cameroon Food Packaging and Quality (CAMPACKQ) a rendu sa copie le 9 novembre dernier à la Chambre de Commerce, bureaux de Yaoundé. L’appropriation de cette initiative de l’Agence des petites et moyennes entreprises (APME) destinée à rendre les PME agroalimentaires plus compétitives a été mitigée. 12 PME des régions du Centre et du Littoral qui ont été accompagnées par les experts de l’APME dans la maîtrise des concepts de packaging et design, de la qualité et traçabilité, ou encore dans la visibilité commerciale ont eu de la peine à comprendre le bien-fondé de l’initiative. Pour des raisons diverses au lancement de leur activité et pour la vision qu’ils ont de leurs affaires à long terme. Les experts ont noté que 40% des promoteurs ne prenaient en compte l’aspect de la traçabilité. Plus de la  moitié, n’envisageait pas à terme produire leurs emballages. L’approche marketing qui découle du positionnement de leurs produits dans les grandes surfaces était, pour certains lointaine, pour d’autres pas réalisable à l’immédiat, compte tenu des moyens disponibles. De l’avis de  Nyounai Nyounai, l’un des experts qualité, norme, sécurité et environnement, assigné à la tâche : « la plupart des PME suivies étaient en contrat de bail. Les infrastructures nécessitaient des aménagements en maçonnerie et électricité, les équipements étaient de fabrication  locale et l’absence d’une veille règlementaire, notamment en matière de norme de fabrication et des normes règlementaires ». Pourtant, afin de résister à la concurrence étrangère sur les marchés locaux et trouver les débouchés à l’exportation, il faut maîtriser les techniques de packaging, ont reconnu unanimement les experts qui ont accompagné les PME lors de cette phase pilote. Pour Odile Moukouri, spécialiste du packaging pour le conditionnement des produits alimentaires, agropastoraux, cosmétiques et pharmaceutiques, « les promoteurs doivent s’autonomiser ». Pour ce faire, « les PME locales ont intérêt à s’équiper de leurs machines propres, afin d’éviter les ruptures d’emballage et produire un packaging adapté et non uniformisé », ajoute-t-elle. Des préalables qu’il faut lever afin d’éviter toute déconvenue face à des partenaires et des clients. Lors de la restitution du suivie des PME qui s’est déroulé la semaine dernière, l’APME a pris bonne note.  Pourquoi

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