loader

Médécine traditionnelle: A l'heure de la certification

Un atelier sur la sensibilisation des acteurs de la santé publique était à l’ordre du jour d’une rencontre sur les questions de propriété intellectuelle.

Longtemps tapie dans l’ombre, la médecine traditionnelle sort du bois. C’était au cours d’un atelier de sensibilisation des acteurs de la santé publique sur les questions de propriété intellectuelle, tenu le 16 novembre à la Chambre de commerce, bureau de Yaoundé. Un évènement co-présidé par le secrétaire général du ministère des Mines, de l’In dustrie et du Développement technologique (Minmidt) et le directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Il ressort que le Cameroun, Afrique en miniature, possède une diversité florale et faunique importante. Cette richesse en biodiversité présente des avantages considérables tant sur le plan économique que scientifique. Pour se conformer aux engagements internationaux, le Cameroun a pris des mesures  administratives relatives à la protection et à la valorisation de sa biodiversité. La première stratégie a été élaborée en 1999 et validée en 2000, puis révisée en 2012. Par ailleurs, le Cameroun a adopté une stratégie nationale sur l’accès aux ressources génétiques et le partage équitable. Avec l’entrée en vigueur du protocole de Nagoya en 2014 et la ratification par le Cameroun de ce traité en 2016, il devient impératif de mettre en œuvre la stratégie susmentionnée. Les enjeux de ces travaux sont multiples : « la médecine traditionnelle est au cœur des préoccupations des politiques de santé, au niveau du ministère de la Santé publique. C’est une occasion de valoriser la médecine traditionnelle qui a longtemps soigné les Camerounais en particulier et les Africains en général. Il revient dans ce cas à la propriété intellectuelle de voir dans quelles mesures protéger les savoirs traditionnels, les médicaments issus de la  pharmacopée», souligne le Dr. Henry Bitha, responsable de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé publique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80% de la population du Cameroun a recours à la médecine traditionnelle pour se soigner. Pour ne pas voir son invention volée par un pays ou une tierce personne, il est préférable de faire recours à un chargé juridique. Pour Solange Dao, cadre juridique à l’OAPI chargée du droit d’auteur et du suivi des  questions émergentes, « les Etats-membres de l’OAPI sont des Etats qui sont très riches en ce qui concerne les ressources génétiques et également les savoirs traditionnels qui y sont associés. L’objectif de l’OAPI c’est de faire en sorte que cette richesse profite au bienêtre de la population. L’OAPI veut que la propriété intellectuelle contribue à valoriser ces ressources génétiques et les savoirs traditionnels». Ceci passe par la délivrance rapide des brevets.

Partager cet article

Commentaires

  • avatar
    1month ago

    intéressant

laisser un commentaire