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Rentrée scolaire 2018: Ce que coûte un élève dans le secondaire

La formation d’un élève du secondaire n’a pas le même prix dans les lycées et collèges du pays. S’il faut débourser en moyenne 200 000 F pour la rentrée d’un élève du premier cycle dans un établissement public, son camarade du privé confessionnel ou laïc devrait débourser le double, voire le triple.

Combien avez-vous dépensé pour votre fils qui est en classe de 4e série allemand au lycée d’Anguissa de Yaoundé pour la rentrée 2018 ? La question avait l’air d’une colle pour Mme Wabo Jeanne. Elle a réfléchi longuement avant de nous donner la réponse. Le temps de faire les calculs de ce qu’elle a déjà dépensé. « J’ai acheté quelques livres disponibles à 50 000 F, 10 000 F pour les fournitures, 20 000 F pour la tenue et les chaussures, 7 500 F pour les frais de scolarité… Dans l’ensemble, je suis déjà à plus de 100 000 F en attendant l’achat d’autres livres et matériels exigés », explique notre source. Cette dame est loin de la dépense effectuée par Bouba N. qui a choisi d’envoyer sa progéniture étudier dans un collège privé de Yaoundé. « Pour les frais de la pension et les formalités d’admission de mon fils en classe de 1e, j’ai dépensé plus de 200 000 F. Il faut préciser que mon fils reprend sa classe et vient d’un établissement privé de Maroua. A l’heure actuelle, j’ai déjà dépensé plus de 450 000 F pour assurer sa rentrée. Je ne regrette rien. J’espère que la réussite sera au about », se console-t-il. Comparativement aux années antérieures, les parents sont unanimes sur le fait qu’ils ont réalisé des économies sur le volet livres et manuels scolaires. Même si la plupart déplorent, à juste titre, la non-disponibilité de certains ouvrages sur le marché. « En 2016, il a fallu débourser plus de 350 000 F pour mon fils qui faisait le classe de 1e D au lycée d’Essos », rappelle Pierre Ntolo. Notre source ajoute qu’il a dépensé plus de 100 000 F dans les circuits informels de recrutement de son fils. Fort heureusement, les ministères en charge de l’éducation de base et des enseignements secondaires ont pris des dispositions et actions fortes pour réduire, voire éradiquer l’arnaque des parents lors de recrutements. Et le paiement des frais de scolarité dans les établissements publics à travers les moyens électroniques va considérablement réduire cette pratique. Et permettre sans nul doute aux parents de faire des économies. Le choix des parents pour l’enseignement privé confessionnel ou laïc se fait en fonction de l’épaisseur de la bourse de ces derniers. C’est une équation personnelle qui génère forcément des dépenses plus importantes, lorsqu’on inscrit, par exemple, son fils dans un établissement public. C’est en comparant les dépenses que les parents opèrent en définitive leur choix en fonction de plusieurs critères dont celui lié à la qualité de l’enseignement dispensé dans tel ou tel établissement. D’aucuns arguent d’ailleurs que la formation, l’éducation de leurs progénitures n’a pas de prix. Et c’est pour cela que certains mettent le paquet pour envoyer leurs enfants dans les établissements de leur choix.

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