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Paiement des frais de scolarité: Ce que la digitalisation apporte

Le MINESEC expérimente ce système depuis le début de cette année scolaire 2018-2019, afin de garantir la traçabilité des fonds perçus dans les établissements.

Le 28 août dernier, le ministre des Enseignements secondaires (MINESEC), Nalova Lyonga, a publié un communiqué radio-presse rendant effective l’opération de paiement électronique des contributions exigibles (autrement appelées frais de scolarité) et frais d’examen pour le compte de l’année scolaire 2018-2019. Le MINESEC matérialise ainsi les conventions signées le 1er juin 2018 avec quatre entreprises (Orange Cameroun, MTN Cameroun, Express Union et Campost). Ces conventions portaient sur la concession de la collecte et de la comptabilisation des contributions exigibles et des frais d’examen. Depuis le 3 septembre dernier, date de début de la rentrée scolaire, la mesure est bel et bien appliquée. « Chaque établissement dispose d’un compte à la trésorerie générale où les frais de scolarité sont directement reversés. Pour les frais d’examen, l’argent sera reversé directement dans le compte de l’Office du baccalauréat », éclaire Simon Pierre Belinga Onambele, principal de la Fondation AA située au quartier Nsam à Yaoundé. Gabriel Waffeu, censeur au Lycée bilingue de Mbankomo dans le département de la Mefou- et-Akono, précise que les intendants ayant déjà perçu les frais de scolarité des élèves ont été obligés d’effecteur à nouveau les paiements par voie électronique. L’objectif recherché à travers la mise en place de ce système digital est d’assurer une traçabilité et une plus grande visibilité dans les procédures liées aux frais d’examen. La plupart des chefs d’établissement estiment que le recours au digital va permettre de régler le problème de détournement des frais d’examen devenu récurrent. L’on en veut pour preuve la suspension d’un proviseur dans la région de l’Est en mai 2017 pour une durée de quatre mois, pour distraction des frais d’examen des élèves des classes de première et terminale de son établissement. Gabriel Waffeu ajoute que le système électronique va résoudre le problème de marchandage des places dans les établissements scolaires. A partir du moment où les frais d’examen, par exemple, sont connus d’avance. Ils s’élèvent à 13 100 F, 11 100 F et 6 100 F pour le baccalauréat, le probatoire et le BEPC respectivement. Le paiement électronique va s’étendre jusqu’au 31 décembre prochain.

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