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Entrepreneuriat agricole: Les pionniers d’Ato’oveng à pied d’oeuvre

Une cinquantaine de jeunes agripreneurs ont été formés à l’esprit d’entreprise du 3 au 7 septembre dernier. D’autres formations suivront dans chacune des 10 régions.

Ato’oveng. Selon la légende locale, le nom de cette bourgade située à une vingtaine de kilomètres de la capitale régionale du Sud, garde encore tout son mystère et son charme. En témoigne l’histoire vivace de cet arbre mythique de la forêt, le bubinga, qui aurait été terrassé par des forestiers sans vouloir quitter le sol dans lequel il était bien enraciné. Une image bien entretenue qui colle bien aux moeurs des populations locales. Celles-ci dans leurs travaux champêtres, perpétuent au rythme des saisons cette tradition du parfait laboureur. Un héritage que l’Agence des petites et moyennes entreprises (APME) et l’antenne régionale de l’Agence du service civique national de participation au développement du Sud entendent consolider pour longtemps encore. Une session de formation de cinq jours à l’entrepreneuriat agricole rural basé sur les produits et les richesses du terroir s’est tenue en effet du 3 au 7 septembre dernier. A l’issue de la formation, des projets dans l’agriculture (cacaoculture, maïs), l’élevage (aviculture) et la pisciculture ont germé dans la tête de la cinquantaine de jeunes ainsi outillés. Pour commencer, ils pourront mettre en application leurs projets sur 10 hectares de maïs. Le coup d’envoi est donné. Dans quelques mois, ils feront le bilan de la moisson. Après cette phase, certains pourront se lancer dans des projets individuels ou communautaires. Pour Josué Alain Mouiche, chef de service des appuis non financiers, l’expérience mérite toutes les attentions. « Notre mission consiste désormais à aller jusque dans les villages et les zones rurales rencontrer les jeunes entrepreneurs porteurs d’idées dans nos différents bassins de production », souligne le formateur de l’APME. L’objectif recherché est de produire plus localement pour transformer le surplus qui est souvent détruit ou pourrie en brousse. C’est ainsi que dans les modules de formation qui leur ont été enseignés en une semaine, celui sur « les modalités de rentabilités » a le plus retenu l’attention des apprenants. Du dépôt vente, le paiement de la production par une coopérative partenaire avant la production entre autres n’ont pas manqué de créer un certain intérêt à l’esprit du travail communautaire. On apprend ainsi que le modèle de rentabilité qui peut aller du préfinancement au moment du démarrage d’un projet peut apporter si le porteur de projet est averti, des résultats encourageants pour la communauté locale.

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