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Eau et électricité: les voies de l’autosuffisance

Depuis plus d’une décennie, le Cameroun s’est engagé dans un plan de développement de son secteur eau et énergie. Les premières infrastructures déjà réalisées et tous les autres en cours de mise en oeuvre drainent déjà d’énormes espoirs.

Des chiffres et des projets. Dans le secteur de l’eau et de l’énergie au Cameroun, il en coule à profusion. Avant-goût : les six projets hydroélectriques majeurs lancés par le pays (Memve’ele, Lom Pangar, Mekin, Bini à Warak, Song Dong, Nachtigal) devraient à terme coûter la bagatelle de 1 922 milliards de F. Dans le domaine de l’eau, selon les données de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), un total de 1 760 milliards de F sera nécessaire pour mener à un terme efficace, le plan directeur de l’hydraulique urbaine et périurbaine. Ce sont en tout environ 3 600 milliards de F qui devront être engagés… Ces données traduisent la volonté du Cameroun de répondre à une demande qui au fil des années s’est faite plus pressante, au gré du développement de son tissu industriel et d’une pression démographique galopante, surtout en milieux urbains. Il faut à ce sujet dire que les rapports entre le potentiel du Cameroun, la demande mue par des besoins sans cesse croissant de l’économie et l’offre en eau potable et en électricité sont encore loin d’avoir atteint l’équilibre. C’est ainsi qu’en 2014, l’annuaire statistique de l’eau et de l’énergie relevait que la demande locale en électricité était d’environ 775 Gwh, pour une puissance installée estimée dans la même période par l’Institut national de la statistique (INS) à 1 270,75 MW, répartie entre les sources hydroélectriques (732MW) et thermiques (517 MW). Résultat, de nos jours, le pays présente un taux d’accès à l’électricité de 50% seulement. Autant les besoins en électricité sont encore énormes dans certaines contrées, autant l’eau reste un besoin inextinguible pour certaines populations, aussi bien dans les grandes villes qu’en campagne. A la recherche de solutions durables à cette situation, le Cameroun s’est, depuis un peu plus d’une décennie, engagé dans un vaste projet de développement de son secteur eau et énergie. Depuis lors, des réformes structurelles ont été engagées (remise à flot de la CAMWATER, création de la SONATREL, etc.). Dans le même temps, de nombreux chantiers de développement des infrastructures ont vu le jour, aussi bien dans le secteur de l’électricité que dans l’hydraulique. Au cas par cas, l’examen dans les détails de tous ces programmes met en exergue des politiques minutieusement élaborées, des plans de financement et de développement bien ficelés. Et des prémices qui laissent espérer l’atteinte des objectifs d’autosuffisance fixés dans le plan d’actions 2015-2020. Dans le secteur de l’énergie, il y a dans ce sens des projets déjà achevés comme les barrages hydroélectriques de Memve’ele (211 MW, 284 milliards de F), Lom Pangar (30 MW, 283 milliards de F) Mekin (15 MW, 35 milliards de F) dont la production est en voie d’entrer en service sur les différents réseaux interconnectés (sud, nord et est). D’autres projets envisagés ou en cours, notamment Bini à Warak (75 MW, 200 milliards de F), Song Dong (280 MW, 375 milliards de F) Nachtigal (420 MW, 445 milliards de F), font aussi partie d’un vaste programme qui comprend la construction et la réhabilitation de 23 barrages hydroélectriques, la mise en oeuvre de 23 grands projets d’accroissement du linéaire électrique du réseau rural ou le développement des énergies renouvelables, entre autres. Dans le secteur de l’eau, un bon nombre de grands projets émergent. Il en est ainsi du projet d’alimentation en eau potable de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (300 000m3/jour), du projet d’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu semi-urbain de 18 centres secondaires (25 840m3/Jour de capacité réhabilitée et 25 360m3/ jour de capacité additionnelle attendue), du projet d’extension et de renforcement des réseaux d’alimentation en eau potable des villes de Meyomessala, Melong, et Nkongsamba (200 000m3/jour), de la deuxième phase du projet d’alimentation en eau potable des villes de Maroua, Garoua, Dschang, Garoua-Boulaï, Yabassi, d’un montant de 50 milliards de F. Autant d’initiatives qui doivent pouvoir faire en sorte qu’au Cameroun, l’eau, source de vie, ne soit plus une envie.

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