loader

Crédits à l’économie: la tendance baissière des coûts se maintient

Sur les trois dernières années, le taux effectif global des petites et moyennes entreprises notamment est passé de 11,87 % à 9,33%.

Entre 2016 et 2017, le coût des crédits octroyés par les banques aux petites et moyennes entreprises (PME) a baissé de 1,22 point. Cette baisse est plus importante pour les personnes morales autres que les PME et les grandes entreprises. Cette autre catégorie a en effet bénéficié sur la période sous-revue, d’une diminution de 2,72 points sur les intérêts versés pour les prêts contractés auprès des établissements de crédit. Idem du côté des établissements financiers. Contrairement à 2016, quasiment toutes les catégories de crédits ont subi un fléchissement du coût en 2017, exception faite des crédits accordés aux grandes entreprises. Ces dernières ont supporté une légère hausse de 0,34 point du taux d’intérêt. Ces données ont été examinées le 24 juillet dernier à Yaoundé, pendant la réunion du Conseil national du crédit (CNC) présidée par Louis Paul Motaze, ministre des Finances et président dudit conseil. La baisse des tarifs du crédit sur l’ensemble du secteur bancaire souligné par le CNC n’est pas une première. Depuis 2015, la courbe des taux poursuit une tendance baissière. En effet, lors de sa session de novembre 2017, le CNC relevait déjà une légère baisse des tarifs observée entre 2015 et 2016, qui se poursuivra jusqu’ au premier semestre 2017. Ces nouvelles données permettent de constater que sur les trois dernières années, les différents opérateurs économiques obtiennent des crédits à des coûts légèrement plus bas. Une conséquence logique pour certains analystes, sur un marché bancaire concurrentiel qui a récemment enregistré l’entrée en scène d’un 15e établissement de crédit. S’agissant des établissements de microfinance (EMF), l’enquête annuelle sur la tarification des services organisée par le CNC en 2016 a révélé que les TEG (taux effectif global) moyens des crédits se situaient entre 21 et 31%. Les résultats de cette même enquête réalisée en 2017 pour le compte des EMF et des banques ont mis en lumière cette fois, une faible culture financière des consommateurs de produits et services financiers au Cameroun. A ce sujet, le CNC a recommandé l’élaboration d’une stratégie nationale d’éducation financière du public. Le secrétaire général du CNC devra par ailleurs compléter l’analyse de la structure du coût de mobilisation des ressources bancaires. Analyse qui sera accompagnée d’un examen du lien entre ce coût et la rentabilité des emplois de ces ressources pour ressortir la marge d’intermédiation dégagée par les établissements de crédit. Le projet de loi portant répression du non remboursement du crédit a une fois de plus été examiné. Durant leurs travaux, les membres du conseil ont été invités à relire le texte en profondeur et s’assurer que toutes les problématiques ont été prises en compte. Ils devaient par la suite, transmettre au président, les dernières éventuelles observations pour permettre d’achever sa finalisation. Le délai de 10 jours accordé à cet effet est échu.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...