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« Faire mieux que les 200 millions de F quotidiens du Sénégal »

Abdou Fattah Sylla, country manager Intouch.

Quels marchés visez-vous au Cameroun et comment comptez-vous attirer les consommateurs ?

Les opportunités au Cameroun sont très importantes. Le pays représente à lui seul 70 % des transactions financières de la zone Cemac, un marché de 20 millions d’abonnés avec une pénétration croissante du mobile money et des services financiers. Nos solutions seront disponibles pour tous les acteurs de l’écosystème financier. En plus de notre présence sur le réseau Total déjà effective, nous allons démarcher les autres réseaux structurés (pétroliers, banque, etc.) mais aussi les points indépendants. Notre filiale est opérationnelle avec une hotline et une équipe de commerciaux qui vont à la rencontre des clients pour leur présenter notre offre de services, la simplicité et la performance qu’elle apporte à leur activité. Notre ambition est de faire mieux que le Sénégal qui en plus du réseau Total a développé une chaîne de 5000 points qui font un flux financier de plus de 200 millions de F par jour.

Quelles sont vos difficultés sur un marché déjà occupé par trois opérateurs au moins ?

Les opérateurs de service ne sont pas nos concurrents. Bien au contraire, ils sont nos partenaires. Nous contribuons à booster la pénétration de leurs services à travers une stratégie d’acquisition de points marchands, le support que nous mettons en place dans la phase opérationnelle et une équipe commerciale en charge de développer la performance de ces réseaux. Par ailleurs, l’agrégation trouve son sens dans un écosystème diversifié comme celui du Cameroun où l’offre de service est variée avec les opérateurs télécoms, les établissements bancaires, les émetteurs de monnaie électronique, les services de transfert d’argent etc.

Pouvez-vous évaluer ce qui a déjà été fait et indiquer vos prévisions ?

Depuis plus d’un an, nous avons installé la filiale du Cameroun à Douala avec une dizaine de collaborateurs. Les recrutements se poursuivent. La levée effectuée suite à l’entrée de Total et de WL dans le capital d’Intouch garantit le financement des activités et le respect du planning de déploiement. Le contexte est très favorable à notre secteur. L’utilisation du cash a tendance à s’amoindrir au moment où le taux de bancarisation est très faible (moins de 20% au Cameroun). Parallèlement, la pénétration et les flux mobile money sont sur une tendance très positive. Les institutions financières acceptent de plus en plus d’ouvrir leurs interfaces aux partenaires techniques pour développer des services plus flexibles et adaptés au besoin des clients. La banque se rapproche de plus en plus des clients à travers l’agency banking qui en plus de la proximité permet de minimiser les investissements et de réduire les charges récurrentes. Intouch en tant qu’intégrateur de services digitaux et fournisseur de passerelle de paiements est au coeur de cette économie digitale.

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