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« Nous voulons produire 1000 articles par semaine »

Jacqueline Kamsu, promotrice des entreprises Leicky, spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des perles et objets de décoration réalisées avec du papier recyclé.

Qu’est-ce qui vous a motivé à produire des bijoux à base du papier recyclé ?

Je voulais monter une initiative personnelle. J’ai saisi l’opportunité de la fabrication des bijoux et des objets de décoration à base du papier recyclé qui s’est présentée à moi. Je me perfectionne en multipliant des formations. Je participe aux séminaires, à des expositions et des concours artistiques. Lors de la première édition du salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC) en 2012, j’ai obtenu le premier prix de la récupération. En plus de l’enveloppe de 200 000 F, j’ai bénéficié d’une forte exposition médiatique qui m’a permis d’avoir une grande clientèle, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Je me suis inscrite à l’Institut des beaux-arts de Foumban pour me perfectionner en arts décoratifs, stylisme modélisme et améliorer ma technique de travail. En 2016, j’ai créé « Les entreprises Leicky » avec le concours de l’université de Dschang. J’ai pour cela participé au concours du Centre d’appui à la technologie, à l’innovation et à l’incubation de l’UDS (CATI²-UDS). Une initiative qui permet à l’université de former les jeunes qui ont des projets entrepreneuriaux à devenir de véritables entrepreneurs et créer leur propre entreprise. J’ai reçu le 3e prix qui était accompagné d’une enveloppe de 1,4 millions de F. Avec cela, je développe mon entreprise actuellement. Mon rêve est de produire en grande quantité pour inonder le marché avec ces produits.

Quelle est votre stratégie pour promouvoir vos produits ?

Mon chiffre d’affaires est réalisé à 30% en Afrique et à 70% en Occident. Je profite des ouvertures pour faire connaître mes produits partout au pays, et surtout pour prospecter à l’extérieur. J’ai eu à signer un contrat en 2015 avec une université polytechnique de Columbia aux USA. Une université qui est partenaire avec une soixantaine d’autres universités. Je veux multiplier ce type de partenariats. Surtout que mes produits ne sont pas des bijoux comme les autres. Ce sont des oeuvres artistiques. Chaque oeuvre raconte une histoire, exprime une culture. Le défi actuellement est de pouvoir remplir les obligations de la forte demande.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez et comment vous les contournez ?

Il y a le circuit de distribution qui n’est pas aisé. Nous contournons cette difficulté en nouant des partenariats. Mais il y a surtout le défi de la production. Il nous faut pour cela former une main d’oeuvre qualifiée pour maximiser la production en qualité et en quantités des produits qui vont nous permettre de satisfaire la trop forte demande. Nous avons besoin d’environ 25 millions de F pour former au moins 200 femmes qui pourront assurer la production, de sorte que par semaine, nous aurions une quantité de 1000 articles pour satisfaire le marché. Ce serait une bonne chose. De plus, ces femmes auraient des emplois non stressants puisque travaillant à domicile. Notre ultime ambition est de créer une boutique à Bamenda pour commercialiser nos produits. L’espace y dédié est déjà disponible et a juste besoin d’être aménagé.

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