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E-Commerce: Comment faire des start-up africaines des « Amazon »

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Le géant américain du e-commerce Amazon a déjoué les projections de Wall Street au cours du deuxième trimestre 2018. Alors que les analystes tablaient sur un bénéfice par action (BPA) de 2,50 dollars (1421 F), le groupe a atteint 5,07 dollars de BPA (2881 F), soit un bénéfice total de 2,53 milliards de dollars (1438 milliards de F) sur la période. C’est une première, depuis plus de six ans, pour le groupe dirigé par Jeff Bezos, récemment désigné homme le plus riche du monde devant Bill Gates et Warren Buffett. A l’observation, cette rentabilité repose sur les services d’hébergement (le cloud) et les recettes publicitaires de la boîte. La société a créé Amazon Web Services, filiale spécialisée dans les services informatiques. Elle représente seulement 10 % de l’activité du groupe, mais a généré plus de la moitié de son bénéfice au deuxième trimestre. En Afrique, des sites de vente en ligne voient de plus en plus le jour. Une étude réalisée par McKinsey&Company souligne que d’ici 2025, le commerce électronique pourrait représenter 10% des ventes au détail des plus grandes économies africaines. Dans cette lancée, ce marché pèsera 75 milliards de dollars pour 600 millions de consommateurs actifs, annonce l’étude. De l’avis du cabinet Deloitte, si les ventes en ligne ont connu un démarrage timide sur le continent, en couvrant à peine 2 % du marché mondial en 2013, le secteur pourrait connaître une envolée pour se situer à 50 milliards de dollars en 2018. Mais déjà, plusieurs sites de e-commerce africains vont à la conquête d’autres marchés. Créé en 2012 au Nigeria, Jumia est aujourd’hui présent au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Kenya, Maroc, en Ouganda, etc. L’avenir du e-commerce dépend du développement des infrastructures. Pour Deloitte, l’Afrique doit se doter de réseaux routiers et améliorer l’adressage de ses rues. A ce sujet, la Banque africaine de développement (BAD) estime que 60 % de la population vit à plus de deux kilomètres d’une piste bitumée, rendant de potentiels clients hors de portée des circuits de livraison. D’autre part, les solutions d’hébergement de sites et la couverture Internet restent insuffisantes. Un cadre réglementaire incitant à l’investissement est également souhaité.

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