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Est: La saison du « Ndo’o »

Cet aliment constitue une source de protéines végétales et de revenus pour les différents acteurs impliqués dans la filière.

Le Ndo’o ou mangue sauvage (ou encore Bush Mango en anglais) est l’un des produits forestiers non ligneux les plus prisés dans la région de l‘Est. Espèce d’Afrique tropicale, on la trouve dans les forêts denses humides de basse altitude. Le Ndo’o à chair sucrée produit des fruits en saison pluvieuse, tandis que l’espèce à chair amère est produite davantage pendant la saison sèche. Depuis la fin du mois de juin, dans la région de l’Est, les concasseurs écument la forêt à la recherche de mangues sauvages sucrées, dont ils briseront les noyaux pour en retirer les amandes à consommer ou à vendre. Ce, jusqu’au mois d’octobre prochain. Selon une étude réalisée par le ministère des Forêts et de la Faune dans la région de l’Est, la plus grande partie des fruits récoltés est vendue et les collecteurs en consomment 40 % en moyenne. Une partie de la production est destinée à des échanges à caractère social (11 % chez les Bantou et 13 % chez les pygmées). En plus de son usage alimentaire, la pâte d’amandes est utilisée en pharmacopée traditionnelle pour soigner les brûlures et les morsures de serpents. Mais, la filière n’est pas tout à fait organisée. Les différents acteurs impliqués ont encore un niveau d’organisation faible. Dans la plupart des cas, les ventes se font sur une base individuelle. En tout, plus d’un million de kg d’amandes de mangues sauvages seraient exportés de la région de l’Est vers les villes du Nigeria, et plus de 100 000 kg vers la Guinée équatoriale et le Gabon. Les amandes de mangues sauvages se vendent uniquement dans des « kombo » (assiettes de 2 litres). En ce début de saison, les ménagères achètent le tas d’amandes de la mangue sauvage à 100 F tandi que les « kombo » de deux litres se vende à 1 500 F. « Nous ne sommes qu’au début. Lorsque ces revendeurs recevront de grosses commandes, on ne trouvera plus assez de « Ndo’o » sur le marché et le « kombo » se vendra alors à 3 000 F », confie Edwige Moapoum, ménagère. Mais lorsqu’il y a abondance, cette dernière reconnaît que les prix sont plus abordables.

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