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Des livres en moins, des économies en plus

Le gouvernement de la République a marqué un coup dans la politique du livre, avec la publication de la liste officielle des manuels scolaires le 11 juin dernier. Cette politique consacre le livre unique : le programme prévoit désormais un seul livre par matière et par niveau. Contre trois, voire sept par matière jusque-là en compétition dans les écoles maternelles, primaires, collèges et lycées du pays. On est passé, par exemple, de onze livres à trois livres au niveau de la maternelle. Sur les points de l’agenda, du timing et surtout des prix homologués, ce changement a capté l’attention de la communauté éducative nationale, des médias classiques et des réseaux sociaux. Pour la première année de la maternelle du sous-système anglophone par exemple, les parents devront débourser désormais 4 500 F pour les trois manuels de français, d’anglais et de mathématiques. Tandis qu’il faut 3 500 F pour trois livres dans le sous-système francophone. Au lieu de 10 000 F, voire plus dans les années antérieures. Sur le plan économique, la structuration du marché et surtout les retombées sociales de cette nouvelle donne rappellent que le gouvernement de la République réaffirme son attachement et son engagement en faveur d’ une éducation de qualité accessible à tous. Apprenants, parents, éditeurs, enseignants… tous les acteurs de la communauté éducative y trouvent leur compte. Puisque la liste officielle des livres scolaires rendue publique de manière exceptionnelle beaucoup plus tôt que par le passé et les prix homologués particulièrement raisonnables donnent le sentiment d’une prise en compte du pouvoir d’achat des parents. Indifféremment des débats qui pourraient surgir à travers des polémiques et commentaires futiles, l’essentiel dans cette nouvelle démarche réside dans la garantie de conséquences positives. Cette action constitue, sans nul doute, une réponse au sempiternel problème de la multiplication des manuels scolaires et ses corollaires. Savoir la piraterie et les affaires sur le dos des parents, pas toujours nantis, en même temps qu’elle marque une prise en compte des promesses sociales du gouvernement sur la question cardinale de l’éducation comme pierre angulaire du développement socio-économique de la nation. Il va sans dire que le fait du livre unique, adossé à l’accessibilité des prix au plus grand nombre, aura un effet sur l’économie du manuel scolaire, ô combien importante sur le plan national. Le principe des volumes de livres écoulés et du potentiel du marché augurant d’opportunités pour éditeurs, vendeurs, revendeurs. En Afrique subsaharienne francophone, relevait l’ Unesco l’année dernière, le manuel scolaire représente environ 15% du budget alloué à l’éducation, soit une dépense d’ environ 500 milliards de F sur 10 ans. Ce qui donne une idée des persprectives dans le secteur en termes de livres ou plutôt de francs cfa. Au-delà de cet accès de tous au livre unique, les économies générées du fait du nombre de livres en moins dans le cartable des apprenants pourraient être considérées comme un appoint à la consommation des ménages, des familles… Les économies ainsi réalisées sur le poids que représentait le chapitre livres scolaires dans les dépenses des ménages pouvant dès lors être investies au développement de l’être, du bien-être de la famille, de l’avenir.

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