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Est: Une usine de manioc s’implante à Mandjou

Le projet va générer au moins 50 emplois directs et plus d’une centaine d’emplois indirects.

D’ici le mois d’août, le quotidien de la ville de Mandjou, située dans le département du Lom-et- Djérem, région de l’Est, sera rythmé par le vrombissement des machines dédiées à la transformation du manioc. Suite à une descente sur le terrain effectuée le 14 juin dernier par la Cameroon Women Business Leaders Association (CWBLA), une concession de gestion de l’usine de transformation de manioc de la localité sera signée avec le ministère en charge des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA). Le projet vise à transformer le manioc frais en ses principaux dérivés (farine, tapioca, Waterfufu, amidon…) pour minimiser les pertes post-récoltes. La plus-value, explique la présidente de la CWBLA, Adélaïde Ngalle-Miano, est la valorisation des feuilles de manioc utiles pour les soins de la peau, la fabrication de savon, d’huile et de lait de toilette. Bâtie sur une superficie de 515 m2 carrés, l’usine aura une capacité de transformation de 10 à 15 tonnes de manioc par mois. Au moins 50 employés travailleront en permanence dans l’usine, dont la majorité selon l’approche Haute intensité de main-d’oeuvre (HIMO). Il est attendu la création de plus d’une centaine d’emplois indirects. Ainsi qu’une centaine d’emplois saisonniers. Trois coopératives (celles de Mandjou, Atok et Gadji) ont déjà été identifiées pour la mise en oeuvre du projet dont le coût total est de 350 millions de F. La concession de gestion va durer 20 ans. La phase pilote s’étale sur une période de cinq ans. En attendant la phase opérationnelle, l’heure est à la mise en place des plantations. Des négociations sont en cours pour obtenir 400 hectares de terrain. L’un des partenaires de la CWBLA, le Projet d’appui à l’autonomisation économique et à la sécurité alimentaire (PAAESA-Est), a déjà distribué 800 000 boutures de manioc aux coopératives depuis 2017. Selon Adélaïde Ngalle-Miano, Mandjou a été retenu comme étant un bassin de production de manioc. « Avec la récente création d’une école normale et le flux des réfugiés à l’Est, la région constitue un marché potentiel pour écouler les dérivés du manioc. Et nous voulons capitaliser cette opportunité », assure-t-elle.

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