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Pont Yagoua-Bongor: début des travaux en août prochain

L’ouvrage de 620 mètres devant relier le Cameroun et le Tchad devrait booster l’activité commerciale entre les deux pays et fluidifier la mobilité des personnes.

Les premiers coups de pioche du projet de construction d’un pont sur le fleuve Logone, entre Yagoua au Cameroun et Bongor au Tchad, vont débuter en août prochain. L’assurance a été donnée le 18 juin dernier à Yaoundé par le secrétaire général du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Jean Tchoffo, par ailleurs co-président du Comité bilatéral de pilotage du projet. Parce que « le dossier d’appel d’offres qui avait été envoyé à la BAD depuis le mois de décembre 2017 n’a toujours pas reçu la non-objection », a justifié Jean Tchoffo. En attendant, les lignes bougent. Entre autres contraintes déjà levées, les questions liées aux sauvegardes sociales et environnementales et le dossier lié aux indemnisations des populations du côté camerounais. Pour ce dernier cas, les biens mis en cause ont été évalués et le décret portant indemnisation des personnes victimes de perte de droits fonciers et/ou de destruction des biens dans le cadre des travaux du projet a été signé le 14 février dernier. Au cours des assises qui s’achèvent ce mercredi, les parties prenantes examinent également les documents pour la sélection des bureaux ayant soumissionné pour les travaux. Les parties camerounaise et tchadienne sont résolues à concrétiser ce projet « intégrateur » dont le coût global est de 92 milliards de F. La consistance des travaux à réaliser prévoit la construction d’un pont à poutres précontraintes par post-tension de 700m, la réalisation d’équipements socio-économiques (centres de santé, salles de classe, marchés locaux, aménagement de bas-fonds, etc.). Des réalisations connexes sont prévues, notamment le bitumage d’une route de raccordement sur environ 14km de part et d’autre des deux villes. « Long de 620 mètres, l’ouvrage dont la construction va prendre quatre ans, devrait simplifier la vie de quelque 2200 personnes qui, chaque jour, traversent le fleuve. Il devrait ainsi éviter les cas de noyade entre les deux rives, estimés aujourd’hui à 70 par an », explique la BAD.

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